Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 12:00
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Vincent Peillon, en décidant contrairement à son engagement de ne pas participer à l'émission "A vous de juger" présentée par Arlette Chabot jeudi dernier sur France 2 , a provoqué un tollé dans la caste des éditorialistes et dans le monde médiatique. S'il est vrai que la méthode est contestatable, elle n'en reste pas moins compréhensible si l'on prend en compte ce que signifie ce "lapin", de plus il aurait été à craindre si le PS avait refusé d'envoyer un représentant, qu'un des "siens" en manque de plateau télé ou d'exposition médiatique, n'en profite pour venir se faire mousser (suivez mon regard).

Le dispositif de l'émission dont l'invité principal était Eric Besson, ministre de l'identité nationale et de l'immigration, lui permettait d'avoir le beau rôle de "centriste modéré" entre ce que seraient deux extrêmes du point de vue de l'UMP, la position extrême du Front national qui était représenté par Marine Le Pen et de l'autre côté le supposé angélisme de la gauche qui devait être représentée par Vincent Peillon, Bruno Roger-Petit démonte tout cela très bien dans un article de son blog. En outre, ce débat sur l'idenité nationale n'ayant pas lieu d'être, ne pas en débattre c'est déjà refuser l'agenda médiatique imposé depuis trop longtemps par Nicolas Sarkozy à des médias complaisants.

Cette affaire dans le fond sans importance au regard de l'actualité (séisme en Haïti, délocalisation partielle chez Renault, gestion de la vaccination contre la grippe A...) a pris une proportion tout à fait exagérée, pour ne pas dire indécente mais cela souligne très bien l'influence de nos chers éditorialistes qui presque comme un seul homme ont cloué Vincent Peillon au pilori en évoquant une atteinte à la démocratie, rien que ça ! Je n'ai pas entendu ces mêmes éditorialistes lorsque le Parlement s'est assis sur le vote des citoyens pour ratifier le traité de Lisbonne, présenté de façon mensongère comme "mini" ou encore "simplifié", ce sujet était pourtant bien plus grave...

En bref, cette affaire est ridicule et l'indignation générale de nos médiacrates ne fait que la rendre encore plus ridicule. Il serait peut être temps de réfléchir à ce que sont les priorités de l'information, un sujet sur la gestion de la vaccination contre la grippe A aurait par exemple été par exemple plus utile au regard du coût pour le contribuable, il aurait confronté la ministre qui a avancé des arguments et ses contradicteurs. Le
baromètre politique du CEVIPOF de décembre 2009 montre la défiance des citoyens envers les partis politiques et également envers les médias mais certains journalistes journalistes, qui aiment à se présenter comme un "quatrième pouvoir", ne goûtent guère à l'autocritique bien qu'ils imposent souvent l'introspection à d'autres "corporations".

Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Franconville (95)
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Commentaires

Je partage globalement ton analyse.
A.Chabot fait depuis longtemps la courte échelle à la Droite, et face à une stratégie de voyous , l'angélisme et le fair play ne sont pas de mise !
Payon ,qui par ailleur n'est pas mon idole à eu le courage de ne pas servir la soupe à cette honte nationale qu'est Besson.
Bravo l'artiste !
Commentaire n°1 posté par René Bodiou le 18/01/2010 à 16h57
J'aurais préféré que V. Peillon réfléchisse avant de donner son accord et qu'il décline l'invitation en expliquant publiquement ses raisons.
J'ai juste à commenter une déclaration de P. Moscovici que je n'ai pas appréciée : parce que le PS est un parti appelé à gouverner, l'attitude de Peillon n'est pas courtoise. Je ne me souviens plus des termes exacts, c'est à peu près çà. Que veut-il dire ? Que cette forme de protestation est réservée à des irresponsables qui ne pratiquent pas les règles du jeu démocratique ?Quelle arrogance et quel mépris pour les autres partis de gauche ! Ce que je crois c'est que Peillon a été aveuglé par son envie de paraître sur la scène médiatique. Et puis, oups, il s'est souvenu que le PS était contre ce débat. Franchement, il n'y a pas de quoi le féliciter. Bravo par contre à Martine Aubry qui le soutient. La pauvre, elle a du boulot avec des individus pareils.
Commentaire n°2 posté par Annick le 22/01/2010 à 08h57

Oui mais je crois que Peillon a voulu saboter ce débat qui n'avait pas lieu d'être en empêchant tout socialiste d'y aller car s'il s'était décommandé, un Valls ou un Dray auraient été contactés à coup sûr pour le remplacer même si le PS avait décidé de n'envoyer aucun débatteur.

Je partage l'analyse de Bruno Roger-Petit qui estime que Peillon a mis un coup de pied dans la fourmilière des éditorialistes qui décident de ce qui doit être débattu ou non ou encore qui essaient de faire croire qu'ils sont neutres (je ne dis pas qu'ils n'ont pas le droit d'avoir des opinions, mais il faut les assumer).

Mais pour en revenir au débat, la gauche de toute façons des plumes à perdre car lutter contre les "ça va de soi", idées reçus, clichés ou même mensonges imposés par la droite dans l'opinion sur les thèmes de la sécurité ou de l'immigration, n'est pas une tâche aisée, même si ce que fait la droite est inepte par ailleurs...

Réponse de Steven le 22/01/2010 à 15h40

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Je suis conseiller municipal de Franconville élu sur la liste Franconville Citoyenne menée par Gérard Sebaoun lors de l'élection municipale de 2008.

Je suis également militant de la section du Parti socialiste de Franconville, membre du conseil de quartier des Fontaines, adhérent d'Anticor et président du Cercle citoyen.

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