Partager l'article ! Des idées et des rêves, voilà pourquoi je soutiens Arnaud Montebourg: Comme je l'ai déjà dit à plusieurs repris ...
Comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, je suis entré au PS après avoir lu "La machine à trahir", un excellent réquisitoire contre les abus de de pouvoirs de certains responsables politiques qui ont eu à exercer d'éminentes fonctions au plus haut niveau de l'État et dans les collectivités locales. C'était donc en 2004, deux ans après la funeste élection présidentielle de 2002 lors de laquelle je dois avouer je n'aurais probablement pas voté pour Lionel Jospin si j'avais été inscrit sur la liste électorale au 1er tour et blanc au 2e tour. Bien sûr, en termes de gestion pure, la législature Jospin aura été autrement plus sérieuse que les bilans ridicules de l'UMP depuis 2002 mais est-ce qu'être socialiste c'est se contenter de bien gérer un système qui peut s'avérer fort injuste pour les Français les plus modestes ? Je ne le pense pas.
Convaincu de la nécessité de la transformation de ce régime faiblement démocratique dans lequel presque tous les pouvoirs politiques sont concentrés entre les mains d'un seul et ce à tous les échelons de la commune à l'État, j'ai suivi Arnaud Montebourg comme simple militant, la première fois pour le congrès du du Mans lors duquel j'avais voté pour la motion du Nouveau Parti socialiste puis refusé cette synthèse néfaste ayant conduit à trois ans d'immobilisme supplémentaires au Parti socialiste. J'ai ensuite divergé lorsqu'il a été question d'un soutien à Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007, non pas tant pour son incompétence prétendue, je crois qu'il est difficile de se faire une idée sur la compétence de quelqu'un sur la base de sondages, on le voit malheureusement avec l'incapable qui nous sert de chef de l'État, que pour son flou idéologique assez déroutant. C'est probablement pourquoi Arnaud a souhaité la soutenir car contrairement aux deux autres candidats (j'avais voté pour Laurent Fabius), Royal avait l'avantage d'être une feuille blanche sur laquelle l'on pouvait projeter ses espoirs et souhaits, la VIe république en était un.
Je crois que la question générationnelle est aussi importante (non pas tant en question d'âge que de temps passé au pouvoir), je ne cesse de me lamenter de voir qu'au PS il y ait encore des responsables politiques présents du temps de François Mitterrand comme ministres ou conseillers continuer à s'accrocher au pouvoir alors qu'il faudrait un renouvellement profond de nos représentants. La génération de ceux qui ont exercé le pouvoir du temps de Mitterrand a été pour une large part celle du renoncement face au rouleau compresseur néolibéral, elle a fini par s'y adapter pour ne plus essayer qu'en atténuer les effets les plus dévastateurs. Pire, elle a peut être pensé que de mettre le "paquet" sur la construction européenne allait remplacer la défense des valeurs socialistes, on en voit les résultats aujourd'hui, une UE tout juste bonne à se mettre d'accord pour la régression sociale et l'austérité plutôt que l'harmonisation sociale et fiscale.
Que l'on ne se méprenne pas, je ne crois pas qu'il n'y ait d'autre avenir qu'Européen mais la construction européenne ne doit pas se faire à n'importe quel prix. Il faut cesser de s'aveugler sur la nature néolibérale de l'Union européenne. L'Europe me fait rêver, pas celle qui laisse l'Irlande, le Portugal et la Grèce tomber entre les griffes des marchés pourtant à l'origine de la crise que nous traversons, pas celle de l'entente pour l'austérité générale. Évidemment, la France ne peut pas à elle seule modifier les règles et c'est bien normal, mais ce n'est certainement pas en renonçant d'avance que nous risquons de faire avancer les choses. Combien de fois n'ai-je pas lu ou entendu que les socialistes français étaient les plus archaïques d'Europe ? Voyons ce qui se passe aujourd'hui, les socialistes au pouvoir en Grèce, au Portugal et en Espagne cèdent face aux marchés et ailleurs ils sont renvoyés du pouvoir, c'est donc cela la voie que devrions choisir selon certains brillants analystes qui ont il est vrai, une situation confortable qui permet naturellement de voir très haut mais tellement qu'ils ont perdu des yeux la réalité sociale du pays ?
Aujourd'hui un seul candidat à la primaire propose la transformation du système économique et social, la rénovation de la République et des pratiques démocratiques notamment au sein du Parti socialiste (et ce n'est pas une question secondaire), c'est Arnaud Montebourg. Et s'il n'est pas, il est vrai, le candidat le plus en vue chez les éditocrates, il n'en propose pas moins des solutions concrètes sur la lutte contre la désindustrialisation, la démondialisation, l'écologie, l'Europe et bien sûr la VIe république dans son dernier livre "Des idées et des rêves" dont je vous recommande la lecture.
C'est donc le candidat qui aura mon soutien et mon suffrage lors de primaire socialiste d'octobre prochain. Si vous souhaitez le soutenir n'hésitez pas à cliquer sur le lien ci-dessus et à me contacter à contact@stevendutartre.fr si vous êtes de Franconville ou des alentours.