Tout est résumé dans cette phrase de l'adjoint au maire en charge des conseils de quartier qui figure dans le journal municipal de décembre (page 6), d'une part la vision étriquée qu'a la majorité de la politique et d'autre part comme je l'ai déjà dit, le peu d'ambition concernant les conseils de quartier pourtant indispensables à une meilleure association des citoyens aux grandes questions de la ville. En effet, confondre la politique partisane et la politique en général n'est pas faire preuve d'une grande pertinence, non pas que la politique "partisane" soit "sale" car après tout la constitution du 4 octobre 1958 dispose dans son article 4 que "les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage" mais la politique est une notion plus large et je prétends qu'il est possible de faire de la politique non partisane hors du cadre électoral. Ici c'est ce qui devrait se passer dans les conseils de quartiers, la gestion des affaires d'une commune n'est pas qu'une simple affaire de gestion de "bon père de famille", ce sont aussi des questions politiques au sens noble du terme. Ainsi, il est absurde de vouloir rendre la gestion des affaires d'une collectivité territoriale apolitiques à moins de vouloir endormir les citoyens ? Ce qu'on appelle l'apolitisme est bien souvent le faux nez de la droite, à Franconville cela me semble manifeste.
Il est dit dans l'article "qu'ils [les conseils de quartier] permettent l'expression de chacun sur la vie de son quartier et l'amélioration du cadre de vie", cette phrase confirme superbement la non-ambition de la majorité municipale concernant ces outils de démocratie locale. Comme je le disais dans mes précédents billets, il s'agit de les cantonner à des questions très secondaires tandis que les dossiers importants sont gérés de manière parfois opaque en mairie et sans que les citoyens ne puissent s'en saisir avant qu'ils n'aboutissent. Alors oui les citoyens ne sont pas nécessairement mobilisés sur toutes les questions et parfois ne s'intéressent qu'à des dossiers bien particuliers mais n'est-ce pas aux responsables politiques de faire en sorte de combler ce fossé qui s'est creusé avec la population ? Que penser de cette manière de tout décider de manière centralisée et de mettre les gens devant le fait accompli ? Monsieur le maire n'hésite désormais pas à piétiner des citoyens qui ne sont pas de son avis, nous avions l'habitude en ce qui concerne les élus de l'opposition, mais une étape nouvelle a été franchie. Peut-on encore tolérer cela de nos jours ? Je crois vraiment que Franconville a besoin d'une respiration démocratique après bientôt trente ans de pouvoir ininterrompu de la droite municipale. Si on devait résumer la philosophie de la droite locale, ce serait sans doute "dormez braves gens, on s'occupe de vous", une vision très datée de la politique donc.
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