France

Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 13:59

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C'est en regardant une vidéo de la prestation de M. Zemmour sur RTL hier et en relisant "Pourquoi les pauvres votent à droite" de Thomas Frank(1) que m'est venue l'idée de rédiger ce billet sur cet homme est devenu en l'espace de quelques années l'idole de la droite.

 

Dans le livre de Thomas Frank il est souvent question des chroniqueurs conservateurs comme Ann Coulter, Bill O'Reilly ou encore Rush Limbaugh et il est possible de faire une comparaison avec la situation française à la différence selon moi que la France n'est pas encore tombée totalement dans le délire conservateur qui fait tant de mal aux États-Unis. Éric Zemmour est donc une sorte de Ann Coulter du pauvre avec les mêmes thématiques (la pensée unique de gauche forcément, l'immigration criminogène et le déclin du pays) et cette attention pour la fameuse majorité silencieuse qui était par ailleurs mis à l'honneur par Nicolas Sarkozy(2) dans son discours que j'ai évoqué dans mon article précédent. C'était d'ailleurs la même majorité silencieuse à laquelle Richard Nixon a fait appel lors d'un discours télévisé le 3 novembre 1969 à propos de la guerre du Vietnam(3). Dès lors ce concept a fait florès chez les forces conservatrices (sur le plan social) et néo-libérales (sur le plan économique) occidentales.

 

Ces chroniqueurs dont Éric Zemmour est en quelque sorte la figure de proue médiatique sont à mon sens des idiots utiles du néo-libéralisme car ils supportent (et c'est leur droit le plus absolu) les forces politiques qui précisemment mettent à mal la Nation et précarisent la majorité des citoyens français. Ici encore il n'y a aucune originalité, dans son livre Thomas Frank démontre comment les conservateurs tout en détricotant l'État social mis en place sous Franklin Roosevelt se plaçaient sur le terrain des valeurs, en quelque sorte dégradaient les conditions économiques et sociales de la population et en récoltaient les fruits. Ce terrain des valeurs est bien commode pour faire oublier les divergences de classes car les conservateurs d'hier et d'aujourd'hui n'ont qu'à l'esprit la préservation de la dominance du groupe social qu'ils défendent et dont ils la plupart du temps issus mais comment "faire avaler la pilule" à une majorité dont les intérêts divergent grandement ? Le recours aux valeurs mais aussi aux boucs-émissaires.

 

M. Zemmour aime dans ses chroniques pourfendre les "bien pensant" et autres "droits de l'hommistes", la gauche qui a oublié le peuple (même si cette affirmation n'est pas la plus fausse de son catalogue), il n'hésite pas à laisser entendre que la majorité des trafiquants sont noirs et arabes(4) sans d'ailleurs qu'il y ait de statistique prouvant cette affirmation mais le but était tout autre, il s'agissait pour lui de faire comprendre que ces noirs et arabes constituaient la majorité des trafiquants et dealers car précisemment noirs et arabes, de l'essentialisme en somme. On notera au passage que M. Zemmour, qui a été un temps menacé(5) avant de devenir le martyr de la liberté d'expression, a stigmatisé une partie de la population en pratiquant un amalgame raciste mais il n'a jamais eu à en répondre, à l'inverse, la gauche si puissante dans les médias paraît-il, n'a pas réussi  elle à empêcher que MM. Stéphane Guillon et Didier Porte soient évincés de la radio France Inter, c'est dire la toute puissance de la gauche en matière de censure et de pensée unique !

 

En fait, monsieur Zemmour est peut-être révélateur sur l'état de notre pays, un révélateur pas vraiment flatteur, un révélateur qui nous montre qu'on peut avoir des tribunes médiatiques (RTL, I>Télé, France Ô, France 2) tout en disant n'importe quoi et sans jamais vérifier ce qui est dit. Éric Zemmour est parait-il anti-libéral mais pourtant il supporte les forces politiques qui vont à l'encontre de ses idées car s'il existe une droite anti-libérale dans ce pays, il n'est pas inutile de rappeler qu'elle a voté pour Nicolas Sarkozy dont l'agenda politique était pour le moins différent... La droite sarkozyenne ne peut que se satisfaire d'anti-libéraux comme Zemmour qui lui permettent pendant qu'on l'on dénonce "ces immigrés qui veulent imposer leurs coutumes" et qui "ne s'intègrent pas", "le politiquement correct" et "la pensée unique", de brader la Nation et d'imposer la rigueur à la majorité des citoyens tandis que les privilèges des nantis ne sont pas remis en cause.

 


1. "Pourquoi les pauvres votent à droite ? Comment les conservateurs ont gagné le coeur des États-Unis (et celui des autres pays riches)" aux éditions Agone, 24 €.

2. "J'ai besoin de tous ces sans grade, de tous ces anonymes, de tous ces gens ordinaires, de toute cette majorité silencieuse, auxquels on ne fait pas attention, que l'on ne veut pas écouter, que l'on ne veut pas entendre", extrait du discours prononcé à Bercy le 29 avril 2007.

3. "And so tonight-to you, the great silent majority of my fellow Americans-I ask for your support", extrait de l'allocution télévisée du 3 novembre 1969 restrancrite sur le site watergate.info.

4. "Pourquoi on est contrôlé dix-sept fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, donc c'est comme ça, c'est un fait", en réponse à Bernard Murat dans "Salut les terriens" sur Canal+ le 6 mars 2010.

5. "Éric Zemmour pourrait être licencié du Figaro", article du Monde le 23/03/2010.

Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Politique française
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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 12:02

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Ce titre fait référence à un propos du ministre marocain de la communication, Khalid Naciri, après l'interdiction d'un numéro du magazine "Telquel" qui avait été censuré parce que contenant un sondage sur la popularité du roi Mohammed VI(1), c'était il faut le préciser le premier sondage du genre dans le pays et plus largement dans le monde arabe et pour le coup il me semble que cette manie des sondages de popularité n'est pas l'aspect le plus intéressant du monde "occidental", loin s'en faut.  Je veux bien évidemment par ce titre réagir au dernier sondage de la Pravda réalisé par l'Ifop à propos des dernières annonces en matière de sécurité de MM. Sarkozy, Hortefeux et Ciotti, un sondage qui s'avère être un plebiscite pour ces propositions dont on sait pertinemment que certaines se briseront nettes sur le dernier rempart qu'est devenu avec cette majorité démagogique et dangereuse, la constitution.

 

Ce plebiscite était à prévoir puisque sur ce terrain, Nicolas Sarkozy et sa bande jouent sur du velours, pour je ne sais quelles raisons valables, la droite est toujours jugée plus efficace en matière de sécurité que la gauche sans pourtant qu'aucun bilan sérieux ne puisse ici encore étayer cette idée reçue fortement ancrée, d'ailleurs il suffit d'écouter les tristes sires de la majorité répéter à l'envie que les Français ne feraient pas confiance en la gauche pour assurer leur sécurité. La droite cela dit représente historiquement le camp de l'ordre, je suis tenté de dire même s'il doit être injuste et j'entends par ordre non pas que l'aspect policier de cet ordre mais l'ordre dans sa globalité, celui qui sert les intérêts d'une minorité et qui la protège. Le résultat de ce sondage était à prévoir car il intervient après une séquence de faits divers médiatisés donc à chaud, ce qui ne permet pas une reflexion sereine et d'autre part le format des sondages d'opinion colle très bien au simplisme des propositions de l'UMP. Il est toutefois à noter qu'un sondage de l'institut CSA pour l'Humanité donne des résultats moins massifs pour les annonces gouvernementales. Il est utile je pense de relire "L'opinion publique n'existe pas"  de Pierre Bourdieu.

 

Il est étonnant de constater qu'aucun lien ne semble être fait entre  les difficultés ici et là en matière d'ordre public et les ravages causés par l'idéologie néo-libérale sur la société. Qu'est-ce que le néo-libéralisme sinon la loi du plus fort ? Chacun à son échelle essaie d'en profiter, certains ont la loi de leur côté quand la majorité vient servir les puissances d'argent, pour faire de l'optimisation fiscale, acheter la bienveillance des autorités et d'autres essaient aussi d'appliquer la loi du plus fort mais en dehors de tout cadre légal.  Ces fameuses et prétendues zones de non droit qu'il y aurait dans certains quartiers de France, concentrent à peu près toutes les pires difficultés (chômage, discrimination, désenchantement...) qui sont autant d'obstacle à l'intégration dans la société (et non pas dans le peuple français), il est dès lors plutôt facile de tomber dans la délinquance quand on estime que la voie légale ne permettra jamais d'obtenir tous les avantages que le néo-libéralisme apporte à une minorité. De fait l'immense majorité de citoyens est de toutes façons flouée par l'ordre injuste du néo-libéralisme.

 

Pour en venir à l'aspect policier de la sécurité, il faut d'emblée rappeler que contester les propositions stupides et dangereuses de l'UMP ne signifie pas soutenir le camp du crime ou être contre la police, pourtant pendant la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy n'avait pas hésité à assimilier l'opposition aux défenseurs des "voyous, casseurs et fraudeurs" dans son vomitif discours de Bercy le 29 avril 2007. La sécurité est bien évidemment un élément important pour chacun d'entre nous même si je conteste l'affirmation selon laquelle elle serait la première des libertés. Quel serait donc ce monde sûr mais injuste ?

 

La police doit avoir les moyens d'assurer ses missions et d'assurer la sécurité des citoyens mais cela doit se faire avec des moyens réels et non pas seulement des belles paroles, pourquoi l'UMP qui se targue d'être très préoccupée par la sécurité des français continue d'entériner les baisses d'effectifs de la Police nationale ? La droite, comme pour ce qui est fait avec l'éducation nationale, semble avoir la recette pour faire mieux avec moins mais l'on a le droit de douter du bien fondé de cette politique de baisse des effectifs de fonctionnaires qui affaiblit le service public pendant que les plus aisés grâce à une politique fiscale inique peuvent avoir recours à des services privés équivalent pour assurer une scolarité "haut de gamme" à leur progéniture ou pour assurer leur sécurité physique (alarme, vidéo-surveillance, vigiles). Je ne parle pas des classes moyennes qui face à la casse du service public vont se saigner financièrement pour avoir recours à des services privés mais bien du coeur de l'électorat de droite, ce coeur situé entre Neuilly-sur-Seine, Saint-Cloud et le XVIe arrondissement de Paris.

 

A vrai dire, la droite n'a objectivement aucun intérêt à régler les problèmes qui existent dans certains quartiers car l'état de tension lui est nécessaire pour entrenir une peur qui lui est favorable électoralement afin de continuer à imposer un agenda idéologique rejeté par la majorité des citoyens, en ce sens elle mène une lutte des classes très efficace alors que les gauches en Europe semblent y avoir renoncé pour des raisons obscures. Si selon les satistiques officielles, sur certains points l'activité des forces de l'ordre sur la délinquance a baissé, il en est d'autres où elle a augmenté, notamment les violences faites aux personnes(2) mais je ne crois pas qu'il suffise d'effets d'annonces des responsables politiques pour régler ces problèmes, la représsion seule ne marche pas puisqu'elle ignore les causes pour ne s'attaquer qu'aux conséquences or si les causes demeurent, il y aura perpétuellement des conséquences et ce n'est certainement pas un programme néo-libéral qui est le mieux à même de régler ces problèmes de société, or la droite n'a que cela à proposer. Il faut toutefois se méfier de ces statistiques qui mélangent des choses très différentes et qui sont issues de corps soumis à un pouvoir politique intéressé par ces résultats, ces statistiques ne font en outre ne font que refleter une partie l'activité des forces de l'ordre et il est intéressant de relire l'article de Laurent Muchielli "En hausse, les violences en France ? C'est faux !" publié le 28 août 2009 sur Rue89.

 

La sécurité est avec la fiscalité, l'une des mamelles de la droite et sa politique n'est basé peu ou prou que sur deux objectifs, favoriser les possédants et assurer l'ordre qui va les protéger, la droite semble avoir oublié un article important de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, l'article 13 qui dispose que "Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés". Ce texte fondamental qui aura 221 ans le 26 août prochain est à redécouvrir tant il semble révolutionnaire encore de nos jours... Cela permettrait à certains de nos responsables politiques de comprendre que la démocratie ne peut être mise en équation, il n'existe en effet aucun droit à une majorité de brimer ou discriminer une minorité.



1. Voir l'article du Figaro "Paris critique la censure d'un sondage au Maroc" du 04/08/2009.

2. Voir l'article du Monde "Baisse légère de la délinquance mais hausse des violences aux personnes" du 14/01/2010.

Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Politique française
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 00:09

cercle-france                     premier-cercle

 

Je ne vais pas revenir sur les derniers événements concernant Eric Woerth, Nicolas Sarkozy et Liliane Bettencourt, je crois que le plus utile serait qu'un magistrat indépendant soit nommé dans les plus brefs délais pour mener l'enquête et que Philippe Courroye cité dans les enregistrements clandestins ne soit plus en charge de cette enquête, cela serait la meilleure façon de faire la transparence dans cette affaire comme cela est le cas dans l'affaire Andrieux. Je n'ai pas regardé l'intervention de Nicolas Sarkozy ce soir car avec lui l'on à quoi s'attendre, de l'esbrouffe et de l'esquive mais jamais rien d'intéressant.

 

Non ce qui m'intrigue dans le fond, c'est cette histoire de "Premier cercle" de l'UMP. Voilà un parti qui se prétend républicain, démocrate et qui brandit à n'en plus finir nos symboles nationaux dont il ne cesse par ailleurs de les vider de leur substance mais qui créé également des castes en sein et qui distingue les militants selon qu'ils soient riches ou modestes. C'est entendu si d'aventure vous faisiez un don d'au moins 3000 € par an, vous aurez le droit de faire partie du premier cercle et de bénéficier  de "réunions et rencontres mensuelles avec les personnalités de l’UMP et de la majorité présidentielle, ainsi que des groupes de travail"1. Il existe même une caste moins prestigieuse, celle du "Cercle France" à partir de 300 € de cotisation et les donateurs ont alors droit à "une rencontre d'actualité par trimestre avec les dirigeants de l'UMP et une information privilégiée régulière tout au long de l'année"2.

 

Non pas que l'UMP n'ait pas le droit d'avoir des donateurs riches ou aisés, c'est la liberté de chaque citoyen de participer dans les limites légales au financement d'une force politique mais voir qu'au sein d'un grand parti dit républicain il existe des castes et des privilèges selon l'épaisseur du porte-feuille laisse quelque peu pantois. Je ne prétends pas qu'au Parti socialiste chaque militant puisse avoir le numéro de téléphone des dirigeants et pouvoir dîner avec eux régulièrement mais je n'ai jamais vu une telle pratique institutionnalisant les inégalités sociales.

 

Au final est-ce bien étonnant de constater que la droite ne fait jamais que remercier ses bailleurs de fonds, le reste  des adhérents semble n'être que du menu fretin bon à apporter des voix aux élections ou encore coller des affiches, si j'étais issu d'un milieu modeste et que j'étais adhérent à l'UMP, je me poserais de sérieuses questions...

 

Je repense subitement à cette phrase prononcée récemment par Jean-François Copé, il parait candidat potentiel de l'UMP à l'élection présidentielle de 2017 : "Il règne en ce moment une ambiance malsaine de nuit du 4 août". Vous avez bien lu, la nuit du 4 août 1789 qui a vu la suppression des privilèges est associé à l'adjectif malsain par un des principaux responsables de l'UMP, on sait d'ores et déjà à quoi s'attendre avec lui mais l'on sait également que l'idéal de la Révolution de 1789 est à défendre au quotidien face à une droite soumise aux puissances d'argent et défendant les privilèges et ce à la veille des 221 ans de la prise de la Bastille.



1 et 2.  Voir le site de l'UMP
Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Politique française
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 10:00

       Francis DelattreGeorges Frêche-copie-1

Nous voici encore au coeur de polémiques qui ne contribuent guère à l'amélioration de la chose politique pour les citoyens avec d'un côté les propos peu amènes de Georges Frêche à l'encontre Laurent Fabius et de l'autre l'attaque de Francis Delattre contre Ali Soumaré, tête de liste socialiste à la régionale 2010 d'Ile-de-France dans le Val-d'Oise. Les deux polémiques sont-elles à mettre sur le même plan ? Je ne le crois pas, non pas parce que l'un est à gauche et l'autre de droite. Non car la polémique née des propos de Georges Frêche est encore une fois un mauvais argument pour combattre le baron de Septimanie, affirmer qu'il serait judéophobe est d'une bêtise profonde et ce discours hallucinant (pas dans le bon sens du terme) prononcé en 2007 à Montpellier (voir la vidéo ci-dessous) ne peut qu'anéantir cette critique particulièrement infâmante.


Il faut évidemment combattre Georges Frêche mais avec de vrais arguments et ne pas trouver des prétextes bidons pour essayer de le saborder après avoir investi ses listes pour la régionale de Languedoc-Roussillon, je le dis d'autant plus tranquillement que dans un précédent article j'avais critiqué cette décision.

Francis Delattre, dont la finesse n'est plus à démontrer, a quant à lui bel et bien commis un dérapage
dans son discours lors du meeting de l'UMP au CSL jeudi soir. Etait-ce raciste comme se demande Gérard Sebaoun dans son dernier article ? Je crois que oui dans le sens où il semblerait que pour monsieur Delattre un noir ne puisse être qu'un joueur de football et non pas un candidat valable en tête de liste pour une élection régionale (au passage les citoyens joueurs de football professionnels sont aussi légitimes pour se présenter aux élections que les apparatchiks de tous bords). De plus, il semblerait que pour lui, être tête de liste implique le fait d'être un notable et probablement multicumulard de mandats dans l'espace et dans le temps comme il a pu en être un parfait exemple et comme l'est Axel Poniatowski qui a posé une candidature de complaisance puisqu'il n'abandonnera ni sa mairie ni son siège de député pour venir siéger au conseil régional, un casting de stars pour mettre plein les yeux des électeurs en somme. Il ne faut pas non plus oublier qu'il a écorché le nom d'Ali Soumaré en parlant de "monsieur Samaré", c'est probablement pour lui du pareil au même à moins que ce soir là il ait été aussi peu en forme que lors de ses voeux du 9 janvier dernier ? En tout état de cause, s'il  n'y a pas de racisme ethnique, il y a un bel exemple de "racisme social" mais venant d'un tel homme, affirmer être supris par une telle déclaration serait mentir.

Monsieur Delattre en général n'a aucune éthique et aucun respect pour ses adversaires, j'en veux pour preuve qu'il a souvent, dans le cadre des campagnes électorales, attaqué Gérard Sebaoun sur certains aspects de sa vie privée. Il ne se soucie également pas du protocole républicain puisque lors de ses voeux le 9 janvier dernier, il a été jusqu'à citer toute la clique de l'UMP invitée pour l'occasion (ce qui n'est pas illégitime) pour mieux oublier que le conseiller général du canton était dans la salle. Il doit y avoir un protocole particulier qui fait passer un élu des citoyens franconvillois derrière le dernier des militants de l'UMP du département... Ce sont quelques uns des arguments qui me font penser que les citoyens franconvillois méritent mieux que cet élu vulgaire qui semble avoir inspiré quelques éléments de sa majorité municipale (je précise qu'il y a des élus de la majorité pour qui j'ai un profond respect et ils ne sont évidemment pas visés par la présente critique). Quand on pense que monsieur Delattre a décidé de commencer à bientôt 64 ans, une carrière d'éventuel futur président du conseil général du Val-d'Oise...

Dans le fond, MM. Frêche et Delattre se ressemblent en ce sens qu'ils sont tous deux des potentats locaux qui ne vivent que de mandats en mandats depuis au moins 30 ans, qui entretiennent leurs clientèles politiques et qui font passer leurs intérêts électoraux avant l'intérêt général des collectivités qu'ils gèrent. Ils partagent une grossiereté commune ainsi que des manières outrancières qui ne sont plus à démontrer. Ils contribuent tous les deux à abîmer la noble cause de la politique en ayant recours au mensonge et en méprisant les électeurs, ils n'incarnent que trop bien par leurs pratiques de la politique ce cancer qui ronge depuis trop longtemps les institutions démocratiques et contre lequel, tous les démocrates et républicains sincères, doivent lutter sans relâche.


Ajout du 10 février 2010
Voici les propos exacts de Georges Frêche  « Huchon, ça c’est du solide. Moi je serais à Paris, je voterais Huchon. Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche pas catholique. Ça fait rien mais peut-être que je voterais pour lui mais j’y réfléchirais à deux fois. Notez là haut, je vous fais une puce. » Et il aurait même ajouté que finalement il voterait probablement pour lui.
Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Franconville (95)
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 12:00
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Vincent Peillon, en décidant contrairement à son engagement de ne pas participer à l'émission "A vous de juger" présentée par Arlette Chabot jeudi dernier sur France 2 , a provoqué un tollé dans la caste des éditorialistes et dans le monde médiatique. S'il est vrai que la méthode est contestatable, elle n'en reste pas moins compréhensible si l'on prend en compte ce que signifie ce "lapin", de plus il aurait été à craindre si le PS avait refusé d'envoyer un représentant, qu'un des "siens" en manque de plateau télé ou d'exposition médiatique, n'en profite pour venir se faire mousser (suivez mon regard).

Le dispositif de l'émission dont l'invité principal était Eric Besson, ministre de l'identité nationale et de l'immigration, lui permettait d'avoir le beau rôle de "centriste modéré" entre ce que seraient deux extrêmes du point de vue de l'UMP, la position extrême du Front national qui était représenté par Marine Le Pen et de l'autre côté le supposé angélisme de la gauche qui devait être représentée par Vincent Peillon, Bruno Roger-Petit démonte tout cela très bien dans un article de son blog. En outre, ce débat sur l'idenité nationale n'ayant pas lieu d'être, ne pas en débattre c'est déjà refuser l'agenda médiatique imposé depuis trop longtemps par Nicolas Sarkozy à des médias complaisants.

Cette affaire dans le fond sans importance au regard de l'actualité (séisme en Haïti, délocalisation partielle chez Renault, gestion de la vaccination contre la grippe A...) a pris une proportion tout à fait exagérée, pour ne pas dire indécente mais cela souligne très bien l'influence de nos chers éditorialistes qui presque comme un seul homme ont cloué Vincent Peillon au pilori en évoquant une atteinte à la démocratie, rien que ça ! Je n'ai pas entendu ces mêmes éditorialistes lorsque le Parlement s'est assis sur le vote des citoyens pour ratifier le traité de Lisbonne, présenté de façon mensongère comme "mini" ou encore "simplifié", ce sujet était pourtant bien plus grave...

En bref, cette affaire est ridicule et l'indignation générale de nos médiacrates ne fait que la rendre encore plus ridicule. Il serait peut être temps de réfléchir à ce que sont les priorités de l'information, un sujet sur la gestion de la vaccination contre la grippe A aurait par exemple été par exemple plus utile au regard du coût pour le contribuable, il aurait confronté la ministre qui a avancé des arguments et ses contradicteurs. Le
baromètre politique du CEVIPOF de décembre 2009 montre la défiance des citoyens envers les partis politiques et également envers les médias mais certains journalistes journalistes, qui aiment à se présenter comme un "quatrième pouvoir", ne goûtent guère à l'autocritique bien qu'ils imposent souvent l'introspection à d'autres "corporations".

Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Franconville (95)
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Qui suis-je ?

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Je suis conseiller municipal de Franconville élu sur la liste Franconville Citoyenne menée par Gérard Sebaoun lors de l'élection municipale de 2008.

Je suis également militant de la section du Parti socialiste de Franconville, membre du conseil de quartier des Fontaines, adhérent d'Anticor et président du Cercle citoyen.

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