Jeudi 31 décembre 2009
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Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2010, en espérant qu'elle soit moins mauvaise que cette année 2009 qui n'aura pas été un grand cru. Il est à
souhaiter que les catégories populaires aient moins à subir les politiques rétrogrades d'une majorité gouvernementale qui n'a jamais vraiment eu le sens de l'intérêt général, bien plus
occupée à servir ceux qui sont déjà les plus favorisés.
Pour ajouter une note d'humour, en me rappelant mes camarades qui siègent ou qui ont siégé au conseil municipal, évoquer le statisfecit de la majorité
municipale et les statues érigées en l'honneur de monsieur le maire après chaque exercice budgétaire, je ne voyais guère qu'un "Diecimila anni al nostro imperatore !"
pour compléter le tableau !
Par Steven Dutartre
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Publié dans : Voeux
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Mardi 29 décembre 2009
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L'hémicycle du conseil régional d'Ile-de-France (Jean-Pierre Muller, AFP)
Dans un article de "Parisien" daté d'aujourd'hui, on apprend le taux d'assiduité de certains élus régionaux d'Ile-de-France de premier plan et
comme d'habitude nous découvrons un lot d'élus fictifs ou quasi fictifs qui continuent néanmoins à percevoir des indemnités (2 500 € par mois soit 30 000 € par an) sans travailler ou si
peu. Il est évident que les élus doivent être contrôlés dans leur assiduité et sérieusement, il n'est pas acceptable que des personnes perçoivent des indemnités pour des fonctions non exercées et
tous les arguments sur le travail invisible qui ne sont que des mauvaises excuses d'élus absentéistes et cumulards n'y changeront rien. Je précise qu'il ne s'agit nullement de faire ici de
la démagogie anti-élu, autre argument souvent brandi par la minorité de "brebis galeuses".
Les cas emblématiques sont ceux de la ministre Pécresse qui était très absente jusqu'à sa candidature à la présidence du conseil régional, de
Frédéric Lefebvre et de Nathalie Kosciusko-Morizet dont on nous dit qu'elle représente le renouvellement, pas vraiment sur le plan du cumul ! Elle est maire de Longjumeau,
conseillère régionale d'Ile-de-France et secrétaire d'Etat, qui peut donc croire qu'elle se consacre sérieusement et totalement à ses trois fonctions ? Je ne reviendrai pas ici sur les
candidatures de complaisance de certains "parlementaires-maires" qui ne siegeront probablement pas du fait des règles sur le cumul des mandats (Axel Poniatowski dans le Val-d'Oise et Yves
Jégo en Seine-et-Marne).
Le cumul élu local-ministre est une certaine horreur juridique quand on y pense : le ministre de l'intérieur, qui a une autorité sur les préfets, peut par exemple présider une assemblée
locale dont certains actes doivent être contrôlés par ces mêmes préfets ! Je ne reviens évidemment pas sur le cumul élu local-parlementaire qui m'est tout aussi insupportable, qu'il
concerne monsieur Lefebvre et monsieur Dray ou encore sur le grand écart de Marine Le Pen qui arrive à être conseillère municipale de Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, conseillère
régionale d'Ile-de-France et députée européenne !
Pour en revenir à madame Pécresse, il est savoureux de noter que Roger Karoutchi exercait son mandat avec plus d'assiduité et de sérieux, ça ne l'aura pas empêché d'être sacrifié sur l'autel de
la "démocratie médiatique" après quelques coups bas soit dit en passant. Madame Pécresse, comme beaucoup de responsables politiques nationaux de premier plan ne cherche qu'un strapontin pour
crédibiliser une "carrière nationale", quand l'ambition personnelle prend le pas sur le reste, c'est la démocratie qui en pâtit.
Il y a dans ce pays des gens, de droite comme de gauche, qui ne prétendent à aucun destin national et qui peuvent parfaitement exercer des responsabilités locales en toute honnêteté, il
faudrait veiller à ne pas les décourager car la démocratie a plus besoin d'eux que de pseudo "têtes d'affiches" qui n'apportent rien sinon une perversion du système et une
professionnalisation mal venue. Cela concerne tous les bords politiques et en premier lieu le mien qui se doit de retrouver une certaine exemplarité qui s'est parfois évanouie dans le confort du
pouvoir et des privilèges.
Par Steven Dutartre
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Publié dans : Ile-de-France
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Mardi 22 décembre 2009
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Julien Dray
Georges Frêche
Julien Dray repris de justesse
C'est entendu, Julien Dray aurait été "blanchi" par la justice dans l'affaire de détournement de fonds qui le concernait depuis que la
cellule Tracfin s'est intéressé à son cas. Il n'a d'abord nullement été blanchi puisque le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris, Jean-Claude Marin, qui dispose
de l'opportunité des poursuites a fait un rappel à la loi et il faut rappeler que le procureur n'est pas une autorité judiciaire selon les termes de l'arrêt du 10 juillet 2008 rendu par la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire Medvedyev et autres contre France, qui doit être jugée en appel devant la Grand Chambre, c'est dire s'il ne flotte pas un air de manipulation politique puisqu'il
peut recevoir des ordres du ministre de la justice ! Le procureur a donc estimé qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre devant le tribunal correctionnel car le préjudice était selon lui
faible.
Moralement je n'accepte pas qu'un élu puisse se faire prêter de l'argent par des associations dont ce n'est pas la fonction, même s'il a remboursé les sommes, surtout quand il s'agit de s'acheter
des objets de luxe comme une montre à 7 000 €. Au delà de cette affaire qui est peut-être un exemple de ce que pourra être l'enquête menée par le procureur soumis au pouvoir politique après la
suppression du juge d'instruction, politiquement je ne vois pas en quoi Julien Dray était légitime pour être de nouveau candidat à l'élection régionale d'Île-de-France dans l'Essonne et en tête
de liste de surcroit. Il est vice-président depuis 1998, député de l'Essonne depuis 1988. Je pense qu'il prend la place d'un militant qui aurait voulu exercer des responsabilités politiques et
qui aurait été plus utile que lui à l'assemblée régionale et surtout qu'il entrave de ce fait le renouvellement nécessaire de nos élus. Julien Dray devrait à mon sens faire profil bas au lieu de
pavoiser et de se montrer revendicatif.
L'évitable Georges Frêche
Quant à Georges Frêche, le parti ne s'est vraiment pas honoré en investissant ses listes pour l'élection régionale de Languedoc-Roussillon. Autant il faut se méfier des simplismes
médiatiques et rappeler qu'il y a des procédures au PS et que les instances nationales ne peuvent pas tout mais là, laisser les fédérations de la région Languedoc-Roussillon se fourvoyer en
soutenant un homme exclu, me paraît quelque chose de grave et il faudrait réfléchir à une modification des statuts visant à permettre l'assainissement de certaines fédérations vermoulues et
à la botte de potentats locaux (ce qui pourrait très utile pour les congrès par exemple). Georges Frêche a beau avoir
fait de Montpellier une ville de premier plan (il faut rappeler que les "grands" maires sont toujours accompagnés d'élus de qualité dans l'ombre), il n'empêche que nous ne pouvons pas accepter
que des roitelets fassent la loi.
Je voudrais préciser que je ne lui reproche pas ses propos sur les Harkis qui ont été sortis de leur contexte et qui exprimaient de façon abrupte une vérité historique pour lesquels il n'a
d'ailleurs pas été condamné mais en revanche d'autres dérapages inacceptables comme sur les noirs en équipe de France, des propos outranciers et un comportement d'autocrate qui sont en
totale contradiction avec les valeurs démocratiques et humanistes portées en théorie par le Parti socialiste. Je crois que le Parti socialiste a bien assez d'élus, voire trop, que cela
peut être un facteur de paresse intellectuelle ou de sclérose quand ces mêmes élus occupent les postes de réflexion et de direction du parti. Perdre la majorité au conseil régional de
Languedoc-Roussillon n'aurait pas été un drame et cela aurait permis que notre honneur soit sauf.
Par Steven Dutartre
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Publié dans : Parti socialiste
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Dimanche 20 décembre 2009
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La carte des cantons du Val-d'Oise (document issu du site de la préfecture du Val-d'Oise)
L'élection cantonale a lieu dans tous les six ans dans chaque canton, circonscription d'élection du conseiller général qui siège au conseil général, la collectivité
territoriale en charge des affaires départementales. Cette circonscription a été créée en 1790 et leur nombre est variable selon les départements. Par exemple, dans le Val-d'Oise il y a 39
cantons et autant d'élus. Le renouvellement des conseils généraux a lieu par moitié tous les trois ans, ainsi une moitié des sièges est renouvelée en principe en même temps que les conseils
municipaux et l'autre en même temps que les conseils régionaux. En 2010 les deux scrutins seront dissociés et les prochaines élections cantonales auront lieu en 2011, le canton de Franconville
sera concerné.
Le conseiller général est élu au scrutin majoritaire
uninominal à deux tours, le même que pour les élections législatives. Quelques observations :
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Ce mode de scrutin implique une personnalisation de la vie politique, on élit parfois une personnalité plus qu'un représentant d'un courant d'idée.
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Ce mode de scrutin encourage le cumul des mandats puisque il faut bien souvent être déjà connu politiquement pour se porter candidat. Presque tous les conseillers
généraux, de droite comme de gauche, cumulent avec un autre mandat qu'il soit local ou national et exécutif ou non. Il est à noter que le président du conseil général, Didier Arnal, ne possède
que ce mandat.
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Ce mode scrutin ne permet pas la parité entre les genres puisqu'il s'agit du choix d'un homme ou d'une femme et à ce propos j'avais voté contre les
propositions 3-2 sur la parité aux législatives et 3-3 sur les circonscriptions législatives pour la diversité lors de la consulation militante du PS du 1er octobre dernier. On rappellera que
le groupe UVO (UMP-DVD) au conseil général du Val-d'Oise ne compte aucune femme élue.
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Ce mode scrutin a pour important défaut d'ignorer une très importante partie de l'électorat et voire la majorité des suffrages puisqu'avec ce mode de scrutin, la
majorité qui peut n'être parfois que la plus forte des minorités en termes de voix à l'Assemblée nationale, a les moyens de gouverner le pays comme l'a souligné Jacques Rancière dans "La
haine de la démocratie".
Il peut avoir des écarts démographiques peu compatibles avec l'esprit de la démocratie entre les cantons, ainsi dans le Val-d'Oise, le canton de Vigny peuplé de 10 483 habitants en 1999 pèse
le même poids que celui de Franconville pourtant peuplé de 33 497 habitants selon le recensement de cette même année et pire, que celui de Cergy-Nord peuplé de de 53 799 habitants ! C'est dire si
le cirque de l'UVO (UMP-DVD) après l'élection cantonale partielle d'Argenteuil-Est en septembre dernier, pour semer le doute quant à la légitimité de la majorité de gauche, était vain.
En effet les élus 19 élus de gauche sur 39 représentent plus d'habitants que les 19 élus de droite qui pensaient être 20 avec Robert Daviot et lors des derniers scrutins cantonaux, la gauche a
été majoritaire. Dans un régime démocratique, la légitimité est-elle conférée par les suffrages des électeurs ou par la possession de territoires ? Dans cette affaire il faut s'interroger sur ce
découpage cantonal qui, certes n'a pas empêché la gauche d'obtenir la majorité en 2008 pour la première en un peu plus de 40 ans d'existence du Val-d'Oise, mais qui pose des problèmes d'équité et
d'égalité entre les citoyens !
Les conseils généraux sont donc renouvelés par moitié en principe tous les trois ans et ceci de particulier que cela ne permet pas de départementaliser les différents scrutins cantonaux
et donc de créer autant d'élections locales sans lien avec l'enjeu. Peu importe alors le bilan de l'élu, qu'il ait travaillé comme un élu départemental pour l'intérêt général du département
ou alors pour le compte de son canton sans se soucier de l'intérêt général. Les conseillers généraux sont en quelques sortes des "mini" députés qui vont parfois privilégier l'intérêt de leur
canton dans une optique purement électoraliste. En 1990, la gauche avait fait voter une loi instaurant le renouvellement intégral des sièges des conseils généraux la même année et cette mesure
aurait du entrer en vigueur pour les élections cantonales de 1998 mais la droite revenue au pouvoir a en 1994, abrogé cette loi qui était pourtant un plus en matière de démocratie. Plus
récemment, le comité pour la réforme des collectivités
territoriales présidé par Édouard Balladur, avait émis l'idée d'un scrutin de liste pour le renouvellement des conseils généraux, il s'agissait selon moi
d'une préconisation juste et fondée qui permettait de départementaliser ces élections, d'instituer la parité entre les genres. La limite étant qu'aucune interdiction du cumul des mandats n'était
proposée, contrairement à la pratique admise à droite comme à gauche, j'estime qu'il ne va pas de soi que l'élu départemental doive également posséder un autre mandat, qu'il soit national ou
municipal. L'élu départemental doit s'occuper à plein temps des affaires du conseil général et ne pas être élu dans un conseil municipal n'est pas un obstacle au travail avec les élus municipaux
sur des dossiers.
En général, le scrutin majoritaire uninominal associé au cumul des mandats et à l'absence de limitation des mandats dans le temps a pour effet de créer un cocktail nuisible pour le fontionnement
démocratique de nos institutions avec la création de barons locaux ou de "notables membres d'une amicale de boulistes" selon les termes peu amènes de Francis Delattre pourtant expert en la
matière, de professionnels de la politique n'ayant plus aucun lien avec le monde du travail depuis parfois des dizaines d'années (cela n'est toutefois pas propre au scrutin uninominal) et
allant de mandat en mandat jusqu'à en cumuler le plus possible : monsieur Delattre précédemment cité a été maire, vice-président du conseil général et député en même temps au faîte de sa
gloire mais pour être juste, cela concerne également d'autres élus de tous bords, donc à gauche aussi et j'ai toujours pensé que c'était plus une affaire de système que d'hommes et que la loi
devra régler ce problème une bonne fois pour toute, voire pourquoi pas la constitution puisque ce pays a une fâcheuse manie a changer les modes de scrutins qui ont selon moi toute leur place dans
le marbre constitutionnel à l'abri des ambitions médiocres de certaines majorités comme ce qui semble se préparer pour le scrutin des conseillers territoriaux qui remplaceront à moins d'un
changement de cap en cas de retour de la gauche au pouvoir national en 2012, les conseillers généraux et les conseillers régionaux. Un mode de scrutin prévoyant dans le cadre du département que
80% des sièges seront attribués au scrutin majoritaire uninominal à un tour (le candidat ayant recueilli le plus de suffrages au 1er tour étant élu même sans avoir recueilli plus de 50% des
suffrages !) et les 20% restant au scrutin de liste proportionnel ce qui permettrait au passage de surreprésenter une majorité acquise de façon injuste et incompatible avec nos valeurs
démocratiques.
Par Steven Dutartre
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Publié dans : Citoyenneté
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Mercredi 2 décembre 2009
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17:06
Ces temps-ci, à droite comme à gauche, les partis élaborent et finalisent leurs listes pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010, les principales
forces ont dévoilé leurs tête de listes et d'autres sont sur le point de valider les listes entières, comme au PS avec un vote qui aura lieu demain dans les sections, notamment celle
de Franconville.
L'élaboration de ces listes, de par son opacité, jette un certain discrédit sur le scrutin de liste qui pourtant est le seul à pouvoir, par exemple, garantir la parité entre les genres.
Selon ses détracteurs, ce scrutin serait l'occasion de "cuisine électorale" par les appareils. Pourtant, ces mêmes détracteurs sont bien souvent ceux qui la pratiquent.
J'ai réfléchi, après une discussion avec Gérard Sebaoun il y a quelques mois, à la façon dont nos candidats aux élections régionales et européennes pourraient être désignés par les
militants afin de lever ce soupçon de désignation par les appareils qui ne confère pas, aux yeux des militants ou des citoyens, la même qualité que la désignation démocratique.
J'ai rédigé une proposition sur la désignation des candidats socialistes aux élections régionales et européennes qui a été soumise à mes camarades de la section de Franconville.
Elle prend en compte les critères de parité mais aussi de non cumul des mandats et de limitation des mandats dans le temps afin de renouveler régulièrement les élus pour une meilleure respiration
démocratique.
Proposition pour la désignation des candidats socialistes aux
élections régionales et aux élections européennes
Par Steven Dutartre
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Publié dans : Parti socialiste
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