Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 10:00

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Comme tous les socialistes franconvillois, j'ai été peiné d'apprendre le décès de Jacqueline Ferret avec qui j'ai partagé de bons moments dans la section socialiste de Franconville, ce d'autant plus que nous étions assez proches du point de vue des idées, nous avions votés pour Laurent Fabius à la primaire de 2006 et nous avions choisi la motion "Un monde d'avance" lors du dernier congrès.

Elle a apporté beaucoup au Parti socialiste localement et était l'exemple même de la militante dévouée, elle ne regardait pas à la dépense tant en matière d'énergie que de cotisation, certains "grands" responsables politiques du département devraient en prendre de la graine... Elle aura choisi de quitter le PS après le dernier congrès, probablement lassée par une sorte de conservatisme.

Je regrette une grande camarade, une militante qui aura donné d'elle même pour faire entendre la voix de la gauche dans cette ville notamment en 1995 lorsqu'elle mena une liste à l'élection municipale puis derrière Gérard Sebaoun avec toujours à l'esprit le sens de la solidarité et de la justice sociale. Elle aura été un exemple de dévouement citoyen comme de nombreux élus bénévoles.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Franconville - Communauté : Franconville (95)
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 12:00
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Vincent Peillon, en décidant contrairement à son engagement de ne pas participer à l'émission "A vous de juger" présentée par Arlette Chabot jeudi dernier sur France 2 , a provoqué un tollé dans la caste des éditorialistes et dans le monde médiatique. S'il est vrai que la méthode est contestatable, elle n'en reste pas moins compréhensible si l'on prend en compte ce que signifie ce "lapin", de plus il aurait été à craindre si le PS avait refusé d'envoyer un représentant, qu'un des "siens" en manque de plateau télé ou d'exposition médiatique, n'en profite pour venir se faire mousser (suivez mon regard).

Le dispositif de l'émission dont l'invité principal était Eric Besson, ministre de l'identité nationale et de l'immigration, lui permettait d'avoir le beau rôle de "centriste modéré" entre ce que seraient deux extrêmes du point de vue de l'UMP, la position extrême du Front national qui était représenté par Marine Le Pen et de l'autre côté le supposé angélisme de la gauche qui devait être représentée par Vincent Peillon, Bruno Roger-Petit démonte tout cela très bien dans un article de son blog. En outre, ce débat sur l'idenité nationale n'ayant pas lieu d'être, ne pas en débattre c'est déjà refuser l'agenda médiatique imposé depuis trop longtemps par Nicolas Sarkozy à des médias complaisants.

Cette affaire dans le fond sans importance au regard de l'actualité (séisme en Haïti, délocalisation partielle chez Renault, gestion de la vaccination contre la grippe A...) a pris une proportion tout à fait exagérée, pour ne pas dire indécente mais cela souligne très bien l'influence de nos chers éditorialistes qui presque comme un seul homme ont cloué Vincent Peillon au pilori en évoquant une atteinte à la démocratie, rien que ça ! Je n'ai pas entendu ces mêmes éditorialistes lorsque le Parlement s'est assis sur le vote des citoyens pour ratifier le traité de Lisbonne, présenté de façon mensongère comme "mini" ou encore "simplifié", ce sujet était pourtant bien plus grave...

En bref, cette affaire est ridicule et l'indignation générale de nos médiacrates ne fait que la rendre encore plus ridicule. Il serait peut être temps de réfléchir à ce que sont les priorités de l'information, un sujet sur la gestion de la vaccination contre la grippe A aurait par exemple été par exemple plus utile au regard du coût pour le contribuable, il aurait confronté la ministre qui a avancé des arguments et ses contradicteurs. Le
baromètre politique du CEVIPOF de décembre 2009 montre la défiance des citoyens envers les partis politiques et également envers les médias mais certains journalistes journalistes, qui aiment à se présenter comme un "quatrième pouvoir", ne goûtent guère à l'autocritique bien qu'ils imposent souvent l'introspection à d'autres "corporations".

Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Franconville (95)
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 12:00

 

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Manuel Valls (Daniel Mordzinski, El País)


Manuel Valls dans une interview donnée au "Parisien" hier s'est exprimé à propos du débat sur la burqa en France. Il estime que le PS en s'opposant à une loi commettrait une "erreur grave", il pense en outre que ce serait respecter la République et l'Islam de l'interdire et fait une comparaison pour le moins osée avec le fait de se promener nu dans la rue. Il énonce tous les arguments qui justifieraient selon lui cette interdiction.

Il évoque une nécessité d'être identifiable dans la rue et dit se baser sur les propos de juristes sans que l'on en sache plus. Curieuse conception que celle de l'identification permanente dans l'espace public, il me semblait au contraire que la règle était que l'on puisse aller et venir anonymement et l'exception d'être contrôlé par les forces de police dans un cadre légal très précis, précisement afin de prévenir un trouble à l'ordre public. Il est donc difficile de justifier une interdiction avec le dangereux argument de l'identifiabilité permanente des personnes surtout lorsque l'on est dans un parti pour lequel la défense des libertés publiques est sacrée.

Il évoque aussi une atteinte à la liberté des personnes, en effet il se peut  que certaines femmes soient contraintes à porter la burqa et les lois de la République doivent sans aucun doute sanctionner ces atteintes à la liberté mais comment prétendre que toutes les femmes portant la burqa le fassent sous la contrainte ? Qu'en sait-on exactement ? Manuel Valls n'apporte aucune preuve pour étayer ses propos. Le professeur de droit public Denys de Béchillon, auditionné par la mission d'information sur le port du voile intégral l'a très bien dit, il faut se garder d'affirmer qu'au nom de la liberté des femmes nous pourrions leur refuser le droit de porter un tel vêtement bien qu'à titre personnel, il n'aime pas ce vêtement*, ce qui est aussi mon cas. Je suis triste que des femmes portent la burqa mais ma liberté s'arrête où commence la leur. Néanmoins, dans certaines circonstances admises par la loi ou la jurisprudence, les femmes portant la burqa doivent la retirer lorsque cela est nécessaire.

Enfin il évoque la question de la dignite humaine, une notion est très subjective car selon les uns et les autres ce que l'on trouve digne ou non peut varier. Certains peuvent par exemple penser que le port de la mini-jupe ou du string est une atteinte à la dignitité des femmes, que dire de la pornographie ou de la prostitution ? Est-ce à dire qu'il y aurait des indignités plus dérangeantes que d'autres ? Le professeur Anne Levade pendant son audition devant la mission d'information a affirmé que le rôle du législateur n'était pas de définir la dignité humaine et que la jurisprudence était peu nombreuse en France, le professeur Guy Carcassonne a lui parlé de "terrain marécageux" même s'il a estimé que sur le fondement de l'ordre public et de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le législateur pouvait interdire le fait de dissimuler son visage dans l'espace public*.

Manuel Valls encore une fois adopte la même stratégie que Ségolène Royal, celle du contournement du parti en se basant sur l'opinion, cela implique que Manuel Valls soit une girouette et que loin de prendre des positions fortes et courageuses, il ne fasse en fait que suivre les sondages sous lesquels nous croulons. Suivre le sens du vent a certainement des avantages à court terme mais cela est très problématique en termes de convictions, il faut se rappeler qu'il avait dérapé lors d'un reportage télévisisé en prononçant une phrase raciste à propos d'un supposé manque de personnes blanches au marché d'Evry, probablement une façon de vouloir plaire à ceux qui pensent "qu'ils vont nous bouffer" comme le dirait si bien
André Valentin.

S'il était courageux, Manuel Valls rejoindrait l'UMP comme l'ont fait MM. Besson et Bockel pour lesquels je n'ai aucune estime mais qui ont au moins eu le courage d'assumer leurs nouvelles convictions (qui doivent être cela dit très minces pour Eric Besson au regard de son passage rapide de l'anti-sarkozysme à la sarkophilie). Il est curieux que les médias donnent une visibilité aussi importante à une personne qui ne représente guère qu'elle même et le placent à un niveau d'égalité en terme de légitimité avec le premier secrétaire, les présidents de groupes parlementaires ou encore les responsables du parti.

Pour en revenir à cette question de la burqa, je me demande si la République et la société sont plus menacées par le fait que quelques centaines de femmes portent la burqa, certaines volontairement et d'autres non mais dans ce cas le droit existant suffit à sanctionner les abus, ou alors par exemple que les femmes à niveau de qualification égal ne soient pas payées au même niveau que les hommes ? Qu'il soit plus difficile de faire une carrière quand on est une femme  ? Je demande si la société n'est-elle pas plus menacée par la suppression progressive des droits sociaux acquis de haute lutte sous des prétextes de compétitivité ou de mondialisation bien souvent fallacieux ? J'ai bien du mal à comprendre que des parlementaires de gauche participent à cette mission ouverte dans un contexte bien particulier, celui du débat sur l'identité nationale, et qu'elle soit présidée par le communiste André Gerin qui doit probablement être convaincu de faire un travail s'inscrivant dans la lignée de la loi de 1905...

J'ai évolué sur la question de l'Islam, passant d'une intransigeance sans raison valable au respect de l'égalité des droits, je dois dire que la perspective du choc des civilisations portée par les conservateurs de tous poils n'a pas non plus été sans influence dans mon évolution, des conservateurs qui n'hésitent pas à instrumentaliser
les thèses éculées de la conquête islamique et à mon sens ce débat portant sur un phénomène ultra minoritaire chez les musulmans n'en est qu'une des illustrations. Quoi que l'on puisse en penser, il y a comme je l'ai dit dans le premier article de mon blog, des citoyens français de confession musulmane qui ont le droit d'exercer leur religion dans le cadre des lois de la République, ils n'ont pas à devoir se cacher ou se contenter d'une tolérance de la part de la majorité qu'elle soit croyante ou non. Ils ont, commes les fidèles des autres religions, le droit de construire des édifices religieux ou d'exprimer leur appartenance religieuse dans le cadre ici encore de la législation. Je n'aime pas que certains essaient habilement de confondre l'histoire de notre pays qui a entre autres des racines chrétiennes et les règles de notre république qui doit traiter toutes les confessions de la même façon. Je rappelle à toutes fins utiles que ce n'est pas la Bible ou je ne sais quel livre sacré qui nous a fait citoyen mais bien la volonté de quelques hommes en 1789. Je crois aussi qu'il y a des droits qui n'ont pas à être mis en équation électorale, n'en déplaise aux tristes sires que sont Manuel Valls et Jacques Myard.

Je le répète, je regrette à titre personnel que certaines femmes se cachent sous la burqa pour des raisons qui sont les leurs et je trouve qu'il est préférable de pouvoir reconnaitre son interlocuteur mais il existe aussi des principes qui sont bien plus importants que ma façon de voir les choses, comme celui d'aller et venir anonymement, celui du respect de la vie privée ou encore d'exprimer son appartenance religieuse tant que cela respecte la législation. Je pense qu'il faut faire attention, à vouloir supprimer le droit de quelques uns, l'on pourrait très bien supprimer le droit de tous pour de mauvaises raisons et une loi de consensus ne sera jamais bonne si elle viole les principes fondamentaux de notre démocratie. La Cour européenne des droits de l'homme aura probablement le dernier mot sur la question.

 

Extraits de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (signée par la République française le 4 novembre 1950 et ratifiée le 3 mai 1974) :

 

Article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale


1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.


2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.


Article 9 - Liberté de pensée, de conscience et de religion


1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.


2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.


Article 14 - Interdiction de discrimination


La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.


Article 1 du protocole additionnel n°12 – Interdiction générale de la discrimination


1 La jouissance de tout droit prévu par la loi doit être assurée, sans discrimination aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation.


2 Nul ne peut faire l'objet d'une discrimination de la part d'une autorité publique quelle qu’elle soit fondée notamment sur les motifs mentionnés au paragraphe 1.


 


* N'hésitez pas à visionner les vidéos des auditions publiques de la mission d'information sur le port du voile intégral, notamment celles de Rémi Schwartz, conseiller d'Etat, de Denys de Béchillon, professeur de droit public à l'université de Pau, d'Anne Levade, professeur de droit public à l'université Paris XII, de Guy  Carcassonne, professeur à l'université Paris X, de Bertrand Mathieu, professeur à l'université Paris I, de Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé à l'université de Limoges ainsi que de Bertrand Louvel et Cécile Petit, président de chambre et premier avocat général à la Cour de cassation pour l'aspect juridique de la question.

 

Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Franconville (95)
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 12:00
Philippe Seguin Philippe Séguin en robe de magistrat de la Cour des comptes

Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes (depuis 2004), ancien président de l'Assemblée nationale (1993-1997), député des Vosges (1978-2002) et maire d'Epinal (1983-1997) est décédé hier des suites d'un arrêt cardiaque à l'âge de 66 ans.

Cette nouvelle me donne une sensation bizarre car bien qu'il ait été un adversaire politique, du moins pour certaines idées, l'homme inspirait un certain respect et une dignité que très peu à droite étaient en mesure de lui contester.

Il aura parfois succombé au jeu politicien notamment durant la campagne des municipales de 2001 à Paris mais globalement je retiendrai de lui l'image d'un homme charismatique et respectable, c'est une figure politique de la Ve république qui s'est éteinte hier.

On retiendra aussi son opposition au traité de Maastricht en 1992, je ne suis pas loin de penser que d'un certain point de vue il aura été visionnaire tellement l'idée démocratique a été bafouée par l'Union européennne qui semble s'être confortée en vaste zone de libre-échange sans ambition politique et démocratique, totalement dévouée au néo-libéralisme.

Il aura terminé sa carrière à la tête de son corps d'origine, celui de la Cour des comptes avec ce soucis de contrôler l'usage de l'argent public. D'un point de vue plus  anecdotique, je partageais une passion commune avec lui outre celles pour la démocratie et la république, celle pour le Paris Saint-Germain !
Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Franconville (95)
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 12:00
Quai des Marques
L'entrée du centre commercial Quai des Marques à Franconville


Le conseil municipal de Franconville par une délibération du 10 décembre dernier a créé un prérimètre d'usage de consommation exceptionnel (PUCE), dispositif prévu par l'article 2 de la loi du 10 août 2009 réaffirmant le principe du repos dominical. La commune consent à créer cette zone à condition qu'il y ait eu un accord des salariés et la garantie du paiement double des heures pour cette ouverture dominiciale, mes camarades du groupe "Franconville Citoyenne" à l'exception de Michèle Auboin qui a voté contre, ont pris en compte ces éléments ainsi que le nécessité du maintien de l'emploi dans un contexte de crise qui n'est plus à présenter, pour voter en faveur de la délibération. Ce PUCE permettrait aux commerces concernés d'ouvrir légalement le dimanche alors que jusqu'ici cela n'était permis que pour un nombre de dimanche restreints. Les principaux commerces concernés à Franconville sont Ikea et ceux du Quai des Marques. Ce PUCE doit encore être validé par le préfet qui doit vérifier si les conditions sont réunies notamment celle d'une consommation dominiciale préexistant à la création de ce PUCE.

Dans le supplément "Val-d'Oise matin" du "Parisien" daté de samedi dernier, on apprenait que certains salariés du Quai des Marques étaient inquiets quant à leur futures conditions de travail dans le cadre du PUCE alors que l'assemblée générale des commerçant s'est prononcée en décembre pour l'ouverture du dimanche. On apprend également qu'il y aurait deux scénarios, le premier de l'ouverture 7 jours sur 7 et un autre dans lequel le centre serait fermé les lundi et mardi en contrepartie de l'ouverture du dimanche. Certains salariés ont accepté de témoigner et se montrent plutôt hostile à l'ouverture dominicale ou à la fermeture deux jours par semaine. Certains évoquent un gain dérisoire et la perturbation leur vie de famille, l'un d'entre eux évoque même la fausse liberté du volontariat.

En effet le volontariat ici semble de fait bien contraint, si pour certains gagner quelques euros de  plus ne vaut pas la peine de sacrifier sa vie de famille, pour d'autres ce gain n'est pas négligeable et ici l'on voit bien les deux logiques qui s'opposent, celle des salariés précaires ou sous-payés (bien souvent instrumentalisés par la droite et ses relais) pour qui gagner plus est une nécessité et celle des salariés qui veulent maintenir leur équilibre familial. Là dessus est venu se greffer le chantage aux licenciements de certains commerçants ou enseignes de grande distribution qui ont violé la loi comme a pu le démontrer le combat de l'avocat de FO, Me Vincent Lecourt, qui a souvent gagné devant les tribunaux. On voit bien ici pour que pour répondre à une demande particulière, l'on va sacrifier les droits de la majorité car désormais, le travail du dimanche sera bien imposé aux futurs salariés des enseignes qui pourront ouvrir ce jour-là.

Où est donc la liberté pour des salariés sous-payés, de refuser un gain salarial en contrepartie de plus de travail ? Où est-elle quand des salariés qui n'ont rien demandé se voient imposé le travail du dimanche du fait du déséquilibre des parties au contrat de travail ? Enfin, où est donc la démocratie quand nos institutions, locales ou nationales sont contraintes de céder face aux groupes de pression patronaux ? René Bodiou, ancien conseiller municipal, avait parlé un jour en séance à propos s'un sujet qui m'échappe de "liberté du renard dans le poulailler", cette formule colle parfaitement avec la situation et je citerai encore Henri Lacordaire (1802-1861) qui a prononcé ces mots : "Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime, c’est la loi qui affranchit". Mais qu'attendre d'un législateur soumis au fort, au riche et au maître ?
Par Steven Dutartre - Publié dans : Franconville - Communauté : Franconville (95)
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Qui suis-je ?

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Je suis conseiller municipal de Franconville élu sur la liste Franconville Citoyenne menée par Gérard Sebaoun lors de l'élection municipale de 2008.

Je suis également militant de la section du Parti socialiste de Franconville, membre du conseil de quartier des Fontaines, adhérent d'Anticor et président du Cercle citoyen.

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