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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 17:47

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Je tiens à vous présenter mes meilleurs vous l'année 2011 ainsi qu'à tous ceux qui  vous sont sont chers. Une année que l'on espère moins pénible pour ceux qui ont eu à subir tous les désagréments de la vie. Une année qui sera politique avec les élections cantonales en mars prochain mais aussi la désignation du candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 lors de la primaire, ce sera à vous citoyens de choisir ce candidat alors ne laissez pas passer cette occasion de vous exprimer !

 

Comme l'année dernière, je vous propose un peu de musique, le titre "Oxalá" de Madredeus avec la délicieuse voix de Teresa Salgueiro.


Par Steven Dutartre - Publié dans : Voeux - Communauté : Politique française
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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 16:02

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L'année 2010 est sur le point de s'achever, elle aura été riche en événements politiques notamment pour la gauche à Franconville puisque pour la première fois depuis l'élection de Gérard Sebaoun au conseil général du Val-d'Oise voilà six ans, elle a obtenu la majorité absolue lors d'un scrutin à l'occasion de l'élection régionale de mars dernier dans un contexte qui n'est plus à rappeler et qui politiquement a coûté cher à Francis Delattre qui était alors encore candidat à l'élection cantonale et surtout à la présidence du conseil général !

 

L'un des moments marquants de la vie locale franconvilloise, aura aussi été notre recours dans l'affaire du Café des Sports dans lequel notre position est la défense des intérêts de la commune donc des contribuables franconvillois, il n'est en effet pas acceptable de laisser s'envoler au minimum 180 000 € dans un contexte difficile pour les finances de la commune et ce au mépris de la loi ! Pour mémoire, le maire disait en séance le 24 juin dernier : "Vous savez que même les recettes dites « de poche » comptent !" (page 15). La majorité à beau de lancer des fleurs à longueur de tribunes ou de dossiers dans le journal municipal, la gestion des finances de la ville n'est pas rigoureuse, elle n'est pas non plus catastrophique mais le dogme antifiscal de la droite locale aura privé la commune de ressources fiscales lorsque la situation était plus favorable et qui ne seraient pas de trop dans le contexte actuel !

 

Au niveau national, je retiendrai le discours de Grenoble prononcé par Nicolas Sarkozy le 30 juillet dernier surfant sur une énième exploitation de faits divers comme nous y a habitués l'UMP, avec toujours les mêmes thèmes et des propositions souvent stupides comme la déchéance de nationalité pour les "français d'origine étrangère", à croire qu'être "français de souche" est une garantie de ne pas commettre de délits ou de crimes, absurde ! Plus généralement, faut-il rappeler que le fait qu'il y ait un fait divers chaque soit au JT n'est qu'un choix éditorial d'une rédaction et que cela ne signifie pas nécessairement qu'il y a une augmentation de la délinquance ou de la criminalité ? Je trouve même absurde qu'à gauche on évoque un échec de la politiques sécuritaire de la droite, se baser sur les statistiques de l'activité policière n'est pas suffisant, il faut aussi s'intéresser aux enquêtes de victimation qui relativisent largement ce qu'on peut entendre sur la question !

 

J'ai aussi été choqué par les propos de certains responsables de l'UMP (dont celle du ministre Hortefeux condamné deux fois en six mois) après la condamnation de sept policiers par le tribunal correctionnel de Bobigny le 10 décembre dernier pour des actes très graves, je crois qu'il n'y a pas de clémence à avoir avec un fonctionnaire qui a décidé de violer la loi, je pense même qu'un fonctionnaire qui a décidé de se placer hors la loi doit être sanctionné plus durement qu'un citoyen ordinaire car à l'instar d'un élu il bénéficie de la confiance de la société. Il ne s'agit pas de nier la difficulté de la fonction de policier mais cette instrumentalisation d'une querelle entre police et justice ne sert personne sauf peut être quelque uns qui pensent pouvoir faire leur beurre électoral sur la situation. On entend toujours les mêmes arguments sur le laxisme des juges, mais pourquoi ne pas s'interroger sur les conditions de travail de la police qui soumise à une politique du chiffre absurde et parfois à des pressions politiques peut être amenée à travailler de manière trop expéditive au risque de violer les règles de procédure ou de bâcler les enquêtes. Les règles de la procédure pénale ne sont pas là pour gêner l'activité de la police mais bien pour garantir des droits aux citoyens. Je précise bien évidemment que le travail de l'immense majorité des policiers ne souffre pas de contestation mais comme à pu le dire très justement Bénédicte Desforges dans La ligne j@une animée par Guy Birenbaum sur @rrêt sur images, les policiers portent le même uniforme et les exactions d'une minorité éclaboussent cet uniforme d'un corps pourtant composé d'une écrasante majorité de fonctionnaires faisant preuve de probité dans leurs fonctions. Cela rend d'autant plus incompréhensible la réaction des syndicats et de certains responsables politiques !

 

L'année 2011 sera notamment marquée les 20 et 27 mars par les élections cantonales dans la moitié des cantons du Val-d'Oise, celui de Franconville est concerné et j'apporte bien évidemment mon soutien à Gérard Sebaoun qui ira devant les citoyens franconvillois pour leur demander un nouveau mandat, il aura pour lui un bilan non négligeable ainsi qu'une rigueur morale et une éthique, qualités que j'ai rarement vues depuis que je milite en politique. Pour la petite histoire, je suis arrivé au Parti socialiste pendant la campagne de l'élection cantonale de 2004 et ce fut un bonheur de participer à cette victoire de la gauche, à l'époque la première à un scrutin local  à Franconville (hormis les élections régionales) depuis l'élection municipale de 1977. Je crois que nous n'avons pas à rougir du bilan de la gauche depuis 2008 mais de toutes façons, il reviendra aux électeurs de se prononcer sur le bilan mais aussi et surtout les propositions qui seront soumises à leur examen lors de la campagne électorale.

Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Politique française
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 14:30

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La bataille de Valmy (Jean-Baptiste Mauzaisse, 1835)

 

L'adoption de la réforme des retraites par une majorité ne bénéficiant plus de la confiance des citoyens n'en finit pas de me convaincre qu'un des gros problèmes de ce pays est son système politique et une constitution qui prévoit un régime assez autoritaire et faiblement démocratique.

 

Pourquoi ? Tout d'abord un déséquilibre évident entre l'exécutif et le législatif au bénéfice du premier, des contres-pouvoirs inexistants, un Parlement faiblard composé d'élus locaux, un chef de l'État tout puissant qui ne répond de rien devant personne pendant cinq ans et malgré tout on arrive encore à se demander ce qui "cloche".

 

J'ai, il y a voilà six ans, rédigé un projet de constitution que j'ai toiletté de temps à autres puisque sur de nombreux points j'ai évolué en prenant davantage en compte l'importance de nos droits et libertés souvent rognés pour des raisons bassement politiciennes.

 

Il s'agit pour l'essentiel du texte d'un régime que j'ai essayé de bâtir avec le plus de cohérence possible mais il contient notamment des éléments moins prosaïques comme celui d'une nouvelle capitale imaginée au coeur du pays à l'instar d'une Brasília.

 

Quelles sont les grandes lignes de ce projet ?

 

Tout d'abord, le nom de République démocratique de France peut faire sourire ou inquiéter, j'ai pensé qu'ajouter démocratique ne mangeait pas de pain même s'il ne s'agit que d'un adjectif et que de nombreux régimes "populaires" ou "démocratiques" sont en fait de véritables oligarchies ou dictatures. Toutefois, il me semblait qu'il n'était pas inutile d'ajouter ce terme car République et démocratie ne sont pas automatiquement liés contrairement à ce que l'on pourrait penser.

 

La nationalité et la citoyenneté

 

Je propose une constitutionnalisation des modes de scrutins pour éviter qu'un pouvoir intéressé ne modifie les règles trop souvent, ce mode unique pour les élections politiques serait le scrutin de liste proportionnel, le plus démocratique à mes yeux car il a l'avantage de n'ignorer aucun bulletin de vote, ce qui n'est pas sans incidence sur la représentativité de nos représentants. Le cumul des mandats serait strictement interdit et le nombre de mandats dans le temps limité.

 

Je propose également une constitutionnalisation des règles de nationalité ou de séjour pour les ressortissants étrangers afin ici encore d'éviter toutes les tentations que pourraient avoir une majorité pour gagner quelques voix en plus lors des élections.

 

La citoyenneté serait sanctionnée par un diplôme de citoyenneté décerné après l'apprentissage scolaire quel qu'il soit et un service militaire d'un an auprès des forces armées. Ce diplôme ne sanctionnerait pas des savoirs mais marquerait l'entrée dans la vie citoyenne.

 

Les citoyens condamnés pour des faits de corruption, de financement illégal de la vie politique ou de fraude électorale ne pourraient plus être éligibles.

 

Les citoyens pourraient proposer des référendums en recueillant les signatures d'un dixième du total des électeurs au niveau national. Le vote aux élections serait obligatoire.

 

Le pouvoir législatif

 

Je replace le pouvoir législatif avant le pouvoir exécutif dans le texte, cela peut sembler secondaire mais c'est mûrement réfléchi, le Parlement étant par définition la représentation la plus fidèle de la multitude des citoyens, en effet il ne me parait pas concevable qu'un responsable politique élu par à peine plus de la moitié des électeurs puisse imposer ses vues à une majorité.

 

Ce Parlement resterait bicaméral avec un Tribunat (nom hérité de la constitution de l'an VIII) représentant les citoyens sur une base démographique et un Sénat représentant également les citoyens mais sur une base régionale, les deux chambres étant élues au suffrage universel direct. Il serait impossible aux parlementaires d'exercer une profession pendant leur mandat afin d'éviter les conflits d'intérêts.

 

Le domaine de la loi ne serait plus limité comme sous la Ve république et en cas de désaccord lors de la procédure législative, le Sénat aurait le dernier mot puisqu'étant élu au suffrage universel direct comme le Tribunat. Les chambres seraient maîtresses de la moitié de leur ordre du jour et le processus législatif commencerait toujours par le Tribunat pour tenter d'enrayer l'inflation législative qui nuit bien souvent à la qualité de la loi. Le Parlement diposerait du droit d'élaboration du budget.

 

Enfin le Parlement pourrait renverser l'exécutif que si la Cour constitutionnelle constate des dysfonctionnements ou une crise grave. J'ai conscience qu'impliquer un élément du pouvoir judiciaire n'est pas sans poser de problèmes mais il fallait néanmoins un garde-fou important pour éviter les censures intempestives et une instabilité gouvernementale chronique.

 

J'ai également imaginé une Convention qui serait chargée d'élaborer un rapport tous les dix ans sur le fonctionnement des institutions, rapport qui serait ensuite discuté par les États généraux de la République.

 

Le pouvoir exécutif

 

Ici la plus grande innovation serait la supression du chef de l'État qui de mon point de vue n'a que peu d'intérêt puisqu'il ne doit avoir que des pouvoirs symboliques. Il ne resterait donc plus que le Gouvernement, institution collégiale dont le président serait primus inter pares, composé de quinze ministres dont les départements ministériels seraient inscrits limitativement afin d'éviter les ministères de complaisance. Les ministres seraient élus par le Parlement parmi les parlementaires ou anciens parlementaires.

 

Le Gouvernement conduirait la politique de la Nation délibérée par le Parlement et diposerait à cet effet de l'administration mais aussi des forces de sécurité intérieures et extérieures, il gèrerait le budget élaboré par le Parlement et diposerait avec les parlementaires, de l'initiative de la loi. Au delà, il conserverait les prérogatives habituelles d'un gouvernement à l'exception de l'élaboration du budget.

 

Il pourrait demander la dissolution du Parlement en cas de dysfonctionnements ou crises graves, ici encore  la Cour constitutionnelle serait chargée de se prononcer.

 

Le pouvoir judiciaire

 

L'autorité judiciaire deviendrait un véritable pouvoir judiciaire confié à trois grandes institutions que seraient la Cour de Justice de la République, la Cour constitutionnelle et la Cour des comptes.

 

La Cour de Justice de la République succèderait à la fois à la Cour de cassation mais aussi au Conseil d'État car je prévois la suppression de la dualité juridictionnelle, les juges de la Cour seraient élus par leurs pairs pour une durée de dix ans non renouvelable. Elle serait principalement une juridiction de cassation mais est aussi le juge compétent pour connaître des infractions à la loi commises par les élus nationaux.

 

La Cour constitutionnelle serait compétente pour juger de la constitutionnalité et de la conventionnalité des lois votées par le Parlement, de la conformité des traités à la constitution et de la régularité des élections en premier et dernier ressort pour les élections nationales et en appel pour les élections locales. Elle serait composée de magistrats élus par leurs pairs pour une durée de dix ans non renouvelable.

 

La Cour des comptes elle conserverait ses prérogatives actuelles, elle s'assurerait de la bonne utilisation des derniers publics. Elle serait composée de juges élus par leurs paires pour une durée de dix ans non renouvalble.

 

Les magistrats de toutes les juridictions : les tribunaux de justice, les cours régionales de justice et les hautes juridictions, seraient indépendants du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif.

 

Le territoire

 

Le territoire serait composé des municipes qui succèderaient aux communes ou aux EPCI (communautés de communes, communautés d'agglomération ou communautés urbaines) et des régions. La séparation des pouvoirs serait appliquée à ces échelons appelés communautés locales.

 

J'ai imaginé le municipe sur la base de ce qui existe au Portugal, un municipe composé de plusieurs paroisses civiles à la différence que les anciennes communes ne seraient plus que des circonscriptions électorales. Comme si à Paris l'on élisait les membres de l'assemblée délibérative dans le cadre des arrondissements mais qu'il n'y ait plus d'élus d'arrondissements.

 

Je propose la suppression du département car il n'a à mes yeux aucune utilité, il est donc proposé de répartir les compétences des départements entre les municipes et les régions qui seraient par ailleurs redécoupées afin de revenir à des limites plus conformes aux anciennes provinces.

 

Il existerait deux types de régions, les régions et les régions autonomes aux compétences élargies. En général, il serait proposé un cadre plus libéral pour les communautés locales que ce qui existe actuellement avec les collectivités locales, je suis favorable à une certaine régionalisation.

 

La sécurité

 

La sécurité intérieure serait assurée par les forces de police, au niveau national par deux corps, la police judiciaire et la police de sécurité nationale mais la police quotidienne redeviendrait municipale sachant que le cadre des communautés locales serait modifié afin de prévenir le risque de "shérifat" que pourraient avoir certains élus locaux, les polices seraient municipales mais le cadre législatif resterait national pour éviter les disparités entre les municipes.

 

La sécurité extérieure serait assurée par la Garde de défense nationale professionnelle et composée de cinqs corps d'armée, la Garde de défense terrestre, la Garde de défense aérienne, la Garde de défense maritime, la Garde républicaine et la Police militaire.

 

La révision

 

Elle serait effectuée par une Convention extraordinaire convoquée à cet effet. Toute révision constitutionnelle devrait être soumise à l'avis des citoyens, en effet je supprime la voie parlementaire car j'estime qu'il n'est pas sain de laisser aux représentants le soin de modifier le "contrat démocratique".

 

S'il était décidé du remplacement de la constitution, une Assemblée constituante serait convoquée pour élaborer un nouveau texte qui ensuite soumis à référendum.

 

Pour télécharger le texte intégral de mon projet de constitution, cliquez sur le lien suivant :
Projet de constitution de la République démocratique de Projet de constitution pour une République démocratique de France

Par Steven Dutartre - Publié dans : Citoyenneté - Communauté : Politique française
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 12:00

En allant sur le site de Riposte laïque, un mouvement d'extrême droite qui se prétend de gauche(1), je suis tombé sur un dessin.

 

Dessin-islamophobe.jpg

 

Il me semble que ce genre de mouvement va de plus en plus loin et s'approche de ce que l'on a pu connaitre dans l'histoire de notre pays, pour s'en rendre compte, il suffit de comparer avec quelques documents iconographiques...

 

Le juif et la France     Le protocole des sages de Sion

 

Alors que certains voudraient opposer juifs et musulmans, il me semble au contraire qu'il y a des similarités dans l'histoire de ces deux communautés de croyants en France et l'historienne Esther Benbassa a pu comparer ce qui arrivait aujourd'hui aux musulmans avec ce qui est arrivé aux juifs avant que l'on admette qu'ils fassent partie de la communauté nationale(2),(3).

 

Bien sûr, il ne s'agit pas de prétendre que l'on va arrêter tous les musulmans et les envoyer dans des camps d'extermination mais avec tous les clichés et mensonges véhiculés au quotidien, on essaie de les faire passer pour des gens inintégrables, des barbares, des sauvages, une cinquième colonne en somme... Il n'est pas question de nier qu'il existe une fraction radicale de l'Islam en France mais comme il en existe une catholique ou juive et on ne saurait assimiler une communauté de croyants qui est par ailleurs très diverse à sa fraction la plus extrême.

 

Ce qui est inquiétant est notamment que le parti majoritaire au pouvoir a laissé s'organiser en son sein un débat sur le thème "Immigration, Islamisme : la France menacée ?" avec Pierre Cassen de "Riposte laïque", Christine Tasin du mouvement aussi "Résistance républicaine", (tout aussi islamophobe que Riposte laïque) mais aussi quelques élus comme Christian Vanneste, Bruno Beschizza, Xavier Lemoine avant que la direction de l'UMP ne ne se réveille et n'annule cet événement qui s'annonçait comme bien sulfureux(3).

 


1. Riposte laïque : vers l'extrême-droite, encore, Arrêt sur images le 09/06/2010.

2. Esther Benbassa : « Islam, obsession du siècle », Respect Mag le 01/09/2008.

3. Plutôt qu'un débat sur l'identité, un ministère du Rêve français, Rue89 le 03/11/2009.

4. Le bide de la droite décomplexée, Bakchich le 03/10/2010.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Société - Communauté : Politique française
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 12:00

Halle de la place de la République

 

Le groupe Franconville Citoyenne revient notamment, dans sa tribune publiée dans le journal municipal d'octobre 2010, sur l'autorisation d'occupation du domaine public d'une durée de quinze ans avec exonération du paiement d'une redevance sur douze ans qui a été accordée au Café des Sports situé place de la République en rappelant les arguments qui ont conduit à un recours en annulation devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. En réponse, la majorité municipale continue son cirque pour justifier une décision plus que douteuse.

 

1. L'article 2125-1 du Code général de la propriété des personnes publiques est très clair : l'occupation du domaine public donne lieu au paiement d'une redevance mais l'autorisation accordée au Café des Sports ne répond aux cas d'exonération. Il s'agit donc bien d'un "cadeau" d'au moins 180 000 € fait sur le dos des contribuables franconvillois ! Au surplus, la redevance calculée ne prend même pas en compte le chiffre d'affaire réalisé par le commerçant contrairement à la solution dégagée par la jurisprudence du Conseil d'État.

 

2. La majorité rappelle qu'à l'expiration de l'autorisation d'occupation du domaine public, le kiosque et la halle construits par le gérant du Café des Sports reviendront dans le patrimoine de la commune. Ici encore, drôle de manière que de confier à un commerçant le soin de bâtir un équipement public de la ville ! Une procédure régie par le Code des marchés publics aurait été mieux à même d'assurer des conditions de transparence et de mise concurrence dans l'intérêt des finances de la commune et donc des contribuables franconvillois.

 

En bref, la majorité municipale n'avance toujours pas d'argument juridique sérieux pour justifier ce montage assez baroque et n'a pour seul moyen de défense, qu'une pétition qui circulerait au Café des Sports. Quand bien même cette pétition existerait-elle, il est fort à parier que les citoyens qui l'ont signée n'ont pas été informés correctement de ce qu'impliquait ce dossier et que la majorité municipale renonçait au mépris de la loi à une redevance qui bien que modeste au regard des ressources de la communes mais dans un contexte financier difficile, n'aurait pas été de trop pour elle qui ne cesse de se féliciter de tellement bien gérer les finances municipales !

Par Steven Dutartre - Publié dans : Franconville
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