Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 13:43

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En lisant un article sur le blog de Xavier Melki,  membre de la majorité municipale de Franconville, j'ai eu la surprise de voir qu'un double discours était utilisé par l'UMP locale puisque l'élu en question pestait notamment contre la gestion du conseil général du Val-d'Oise par la gauche depuis 2008 et évoquait une dette supérieure à la moyenne de la strate démographique dans laquelle est compris le département. Pour mémoire, lorsque les élus du groupe Franconville Citoyenne rappellent chaque année au maire que la dette de la commune par habitant est supérieure à la moyenne de la strate démographique(1), il répond qu'il ne s'agit pas d'un indicateur pertinent, que Franconville n'est pas une commune établie depuis deux cents ans comme certains chef-lieux de départements peu peuplés et que la ville est plus équipée que la plupart des communes de démographie comparable. Les deux arguments sont probablement vrais mais en ce qui concerne l'équipement, encore faut-il rappeler que la ville était déjà relativement bien équipée avant qu'il ne remporte l'élection municipale de 1983 (espace Saint-Exupéry avant les travaux de création du cinéma et du théâtre, centre de santé, CSL, centre de loisirs Arc-en-Ciel...). Il est à mettre à son actif en revanche la construction de crèches mais plus de 20 ans après son arrivée aux affaires et alors que la ville avait presque déjà atteint son pic de population(2), c'est dire si monsieur Delattre est un élu prévoyant et visionnaire...

 

L'attaque contre la gestion du conseil général depuis 2008 est d'autant plus déplacée que n'ayant jamais eu à gérer les affaires départementales avant le changement de majorité, il est difficile de mettre l'endettement sur le dos d'une quelconque gestion "socialo-communiste" comme peut le faire Francis Delattre de temps à autres à Franconville alors que la dernière majorité de gauche n'a géré les affaires de la commune que de 1977 à 1983. M. Melki évoque donc une dette départementale de 600 € par habitant et une moyenne de la strate démographique à 378 € par habitant et souligne gravement que la gauche est aux affaires depuis 2008. En regardant les données budgétaires départementale de 2007, je me suis rendu compte la dette par habitant était de 562 € pour une moyenne de la strate à 287 €(3). M. Melki dénonce donc le grand scandale d'une hausse de la dette départementale de 40 € par habitant depuis 2008 et souhaite logiquement le retour des grands gestionnaires responsables des 560 € de dette par habitant restant sachant la dette départementale est passée de 413,779 M€ en 2004 à 648,609 M€ en 2007 ! 

 

La droite municipale est encore une fois prise la main dans le sac de la malhonnêteté intellectuelle mais cette attaque dans le fond dérisoire a le mérite de replacer la question de la gestion des finances publiques au coeur du débat politique. Depuis quelques années, à droite mais aussi parfois à gauche, on tente de faire croire aux citoyens qu'il est possible de bien gérer une collectivité sans toucher à la fiscalité, il suffirait d'avoir une gestion "rigoureuse" des deniers publics. A Franconville, la gestion est évidemment "rigoureuse" si l'on s'en tient au satisfecit annuel de Charles Souied, adjoint au maire en charge des finances. Évidemment il n'en est rien et la vérité de cette gestion "rigoureuse" est plutôt qu'à cause d'une idéologie anti-fiscale et d'un recours excessif à l'emprunt, les marges de manoeuvre de la ville sont bien réduites et c'est donc l'investissement qui en pâtit ainsi que l'entretien du patrimoine municipal. La situation du département, avec des finances autrement plus conséquentes, n'est pas foncièrement différente avec une ancienne majorité de droite qui pendant quarante ans a été toute aussi "rigoureuse" que le majorité municipale de Francis Delattre depuis 1983. Comme a pu le rappeler Gérard Sebaoun à diverses reprises en conseil municipal ou dans des tribunes municipales(4), il ne s'agit pas de devenir des champions de l'impôt mais selon le contexte économique et social, il est parfois préférable d'avoir recours à la fiscalité plutôt qu'à l'endettement pour conserver des marges de manoeuvres budgétaires plus conséquentes. On notera que malgré ces contraintes budgétaires difficiles, le maire n'aura pas renoncé à équiper la commune de caméras de vidéosurveillance et à augmenter les effectifs de la police municipale et ce en instrumentalisant quelques faits divers ainsi qu'en évoquant des "on dit" difficilement vérifiables alors qu'une étude commandée sur la situation de Franconville n'a pas encore été rendue. Nul besoin d'être voyant pour deviner des mesures électoralistes et de l'affichage.

 

Encore une fois, l'idée selon laquelle la droite serait plus rigoureuse en matière de finances publiques n'est pas démontrée et la gauche n'a pas à recevoir de leçons de gestion de la part de personnes qui travestissent la réalité à des fins électoralistes.



1. Voir l'endettement de la ville de Franconville en 2009 sur le site Alizé Finances en cliquant ici.

2. Voir les statistiques de l'INSEE sur la population de Franconville entre 1982 et 1999 en cliquant ici.

3. Voir la fiche de situation financière du Val-d'Oise sur le site Bercy Colloc en cliquant ici.

4. Voir la tribune de Franconville Citoyenne dans le journal municipal de mars 2010 en cliquant ici.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Franconville - Communauté : Franconville (95)
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 00:55

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Jeudi dernier, le conseil municipal s'est réuni pour délibérer sur plusieurs points dont certains ont suscité un peu d'animosité lors de la séance. Je vais faire un bref balayage des principaux points  :

 

- 1 : sur le compte-rendu de la séance du 4 février 2010, Gérard Sebaoun a fait remarquer qu'une erreur figurait puisqu'il était dit à la question 11 (page 18) qu'une réponse de M. Sallot était inaudible alors qu'en visionnant la vidéo de la séance (à 1:31:30) on entendait parfaitement la réponse de l'élu. A cette occasion monsieur le maire a mal pris la remarque et a rapidement fait monté le ton au lieu d'admettre l'évidence. La mauvaise foi de monsieur Delattre n'est décidément plus à démontrer !

 

- 6 : notre groupe a voté contre la demande de subvention au conseil général visant à financer partiellement le salaire de deux nouveaux agents de la police municipale et à juste titre. La création de postes assez récente ne se justifie pas vraiment d'un point de vue démographique et les justifications données  par le maire relèvent du "on dit" et du bavardage de café du commerce (un peu léger quand de l'argent public est en jeu) plus que d'éléments réels et sérieux, en outre comment peut-il oser affirmer que la police municipale sera employée à lutter contre les trafics de drogues  ! Il a également précisé qu'il était toujours favorable à l'armement de la  police municipale, ce à quoi nous sommes hostiles, car selon lui les agents doivent être protégés. Nous sommes typiquement sur un terrain idéologique où les "ça va se soi" et préjugés' nous sont largement défavorables, le maire essayant de nous faire passer pour des "angéliques" ou des "laxistes" en caricaturant largement notre position. Nous pensons que financièrement le recrutement d'agents de police municipale n'est pas une priorité pour la ville en ce moment mais aussi que la meilleure façon de protéger nos agents est de ne pas les exposer à des risques inconsidérés ! Une petite digression, ayant vécu au Mans (peuplée de plus de 140 000 habitants) pendant un an, la commune n'a pas de police municipale et ses statistiques de la délinquance (notion à prendre avec des pincettes) sont loin d'être mauvaises. Monsieur le maire devrait plutôt déplorer les suppressions de postes dans la Police nationale auprès de son ami le député Bodin qui vote les réformes proposées par le gouvernement depuis 2007 ! Enfin, il n'évoque jamais comme possible effet pervers que l'État, constatatant que certaines communes recrutent des agents de police municipale, décide finalement de ne pas remplacer certains départs...

 

- 12 : sur la participation familiale aux mini-séjours proposés par le centre aéré Arc-en-Ciel, Antoine Raisséguier a rappelé nos propositions en la matière et rappelé notre attachement au principe du quotient familial qui permet à chacun de payer un prix juste en fonction de ses revenus pour bénéficier des services de la commune en matière de jeunesse ou de scolarité. Il s'est également félicité que la mairie ait finalement décidé d'un financement à 50/50 contre 60 pour les familles et 40 pour la mairie, après notre intervention en commission municipale.

 

- 14 : ici notre groupe a déploré qu'une mise en concurrence n'ait pas été effectuée pour permettre à la ville de vendre des biens de son patrimoine immobilier (des anciens logements de fonction pour enseignants) à un meilleur prix.

 

- 15 : sur cette question qui concernait une occupation du domaine public demandée par le café des sports à la gare nous avons démontré la fragilité juridique du montage mais le maire a préféré de ne pas en tenir compte et tenté de nous enfumer pour faire passer ce projet malgré tout.

 

- 22 : sur la question de la cession de deux parcelles situées derrière la caserne des pompiers (oui, une partie du bois des Éboulures sera bétonnée grâce à monsieur Delattre), Gérard Sebaoun a regretté qu'ici encore la concurrence n'ait pas joué pour vendre le terrain à un prix meilleur que celui des domaines et il a également regreté que le maire n'ait pas négocié avec la société Vinci pour réserver une partie des futurs logements à la location sociale car les logements prévus seront évidemment inacessibles à la très grande majorité des franconvillois sauf à s'endetter sur des dizaines d'années ! Il faut noter que depuis que la droite gère la ville, la proportion de logements sociaux n'a cessé de baisser passant de 35% au début des années 80 (selon le mémoire de Caroline Levron, étudiante en sociologie à l'université Paris X) à 23,7% aujourd'hui selon les chiffres de la préfecture du Val-d'Oise. Il est clair que monsieur Delattre cherche à modifier le profil sociologique de la ville et fait probablement là un sombre calcul politique qui pénalise l'écrasante majorité de nos concitoyens qui a besoin de logements accessibles, en rappelant que 70% de français sont éligibles au logement social. Autant de "cas sociaux" pour monsieur Delattre qui aime tant à utiliser ce terme méprisant lorsque nous lui rappelons la réalité du logement à Franconville ? En outre, il a proféré plusieurs accusations scandaleuses à l'encontre de Gérard Sebaoun en laissant entendre qu'il était complice de diffamation à l'endroit de sa personne, allant même jusqu'à dire que notre élu aura l'honneur de bientôt être condamné alors que Gérard Sebaoun s'est toujours gardé de descendre dans le caniveau que connait si bien monsieur Delattre ! On peut ajouter que prendre une leçon de morale de la part de quelqu'un qui avait diffamé Antoine Raisséguier en laissant entendre qu'il occupait un emploi fictif au conseil général du Val-d'Oise et qui aura à répondre devant les tribunaux de sa lamentable opération de basse police contre Ali Soumaré, a toujours quelque chose de savoureux !

Par Steven Dutartre - Publié dans : Franconville - Communauté : Franconville (95)
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 10:36


Dimanche dernier, la gauche unie a remporté l'élection régionale d'Ile-de-France avec plus de 56% des suffrages au niveau régional, un peu plus de 57% au niveau du Val-d'Oise et avec 55,19% des suffrages à Franconville où la liste menée par Ali Soumaré était devant celle menée par Axel Poniatowski dans 15 bureaux de vote sur 16 (le seul bureau ayant mis la liste de l'UMP en tête étant le n°14 à l'Épine-Guyon), ce qui est assez rare à Franconville, il faut bien le souligner.

Il semblerait que les électeurs qui ont participé au scrutin (43% des inscrits) n'aient pas exprimé un soutien franc et massif envers Francis Delattre qui avec ses méthodes détestables a réussi l'exploit de se tirer une balle dans le pied et encore mieux mettre en lumière notre tête de liste. La dernière fois que la gauche a remporté la majorité absolue dans cette ville, c'était à l'occasion de l'élection cantonale de 2004 et la victoire de Gérard Sebaoun sur René di Piazza (UMP) alors conseiller général sortant et adjoint au maire.

Le maire lors de l'annonce des résultats nous a dit à peu de chose près de nous réjouir cette fois-ci car cela pourrait ne pas durer (ce qui dans le fond n'est pas faux au regard de l'aspect aléatoire des élections). Il ne faut évidemment pas mélanger les scrutins, nous pouvons nous satisfaire d'un bon résultat de la gauche à une élection (tout en déplorant et c'est mon cas, la forte abstention) et savoir qu'un scrutin uninominal est radicalement différent avec les questions de personnes qui prennent souvent le pas sur les réels enjeux politiques.

Il nous a donné rendez-vous l'année prochaine, cela signifie-t-il qu'il maintient sa candidature sur le canton de Franconville ? Nous en saurons probablement plus dans les prochaines semaines et les prochains mois avec notamment une éventuelle réponse de l'UMP départementale à l'amicale des boulistes (le groupe UVO au conseil général, composé d'élus UMP et divers droite) qui ne souhaite plus qu'il soit candidat à la présidence du conseil général du Val-d'Oise mais surtout avec les suites judiciaires de l'affaire que l'on peut désormais raisonnablement dénommer "Delattre" puisqu'il est le mis en cause.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Franconville - Communauté : Franconville (95)
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 15:40

Delattre, Meurant, Poniatowski, Pécresse et BodinDe gauche à droite : Francis Delattre, Sébastien Meurant, Axel Poniatowski, Valérie Pécresse et Claude Bodin

 

Vendredi dernier, Francis Delattre et Sébastien Meurant, respectivement maires de Franconville et de Saint-Leu-la-Forêt, croyaient avoir fait le coup politique de l'année dans le département en dévoilant ce qu'ils disaient être le "palmarès judiciaire" d'Ali Soumaré, notre tête de liste départementale pour l'élection régionale d'Ile-de-France. Nul doute que le communiqué avec la liste des condamnations présumées a supris plus d'une personne dans le département dont moi je dois l'avouer. J'avais pensé à l'hypothèse d'un homonyme mais c'était sans savoir que Francis Delattre et Sébastien Meurant s'étaient comportés comme de véritables amateurs dans le maniement d'immondices. Ils ont en l'espace de quelques jours fait dérailler la campagne de l'UMP régionale pour la mener sur un terrain pour le moins marécageux.

Passé la stupéfaction, j'ai évidemment attendu la réaction de la fédération socialiste du Val-d'Oise dans cette affaire et celle d'Ali sans pour autant lui retirer mon soutien. Cette réaction a d'abord été celle de Gérard Sebaoun qui a créé
un groupe de soutien sur Facebook (et auquel j'ai bien entendu adhéré) puis ensuite celle très juste de Dominique Lefebvre qui a rappelé que nos principes au Parti socialiste n'étaient pas d'exiger la copie du casier judiciaire de nos candidats et surtout de ne pas jeter l'opprobre sur des personnes qui à un moment ou à un autre de leur vie ont pu fauter et être condamnées. Ali Soumaré a fauté en 1999 alors qu'il avait 18 ans, il a été condamné et a payé sa dette, il avait de par l'ancienneté de cette affaire, le droit à ce qu'elle ne soit plus évoquée, MM. Delattre et Meurant se sont assis sur ce droit légitime. Les accidents de la vie privée font que nous pouvons, même en tant que citoyens n'ayant jamais été condamnés, être amenés à fauter et devoir en répondre devant les tribunaux compétents, c'est pourquoi il est de bon ton d'éviter les jugements moralisateurs sur le passé judiciaire de ceux qui ont payé leur dette.

Non contents d'avoir rappelé une condamnation qui n'aurait pas du être évoquée, ces tristes sires appuyés dans leurs basses oeuvres par les propos ou l'indifférence d'Axel Poniatowski, Claude Bodin, Georges Mothron, Frédéric Lefebvre, Xavier Melki, Jean-Marc Sallot (les deux derniers étant des sbires locaux de Francis Delattre) et même Valérie Pécresse avant qu'elle ne condamne cette initiative puante, ont donc même été jusqu'à rajouter une affaire qui n'avait rien à voir avec notre Ali Soumaré et qui avait été jugée par le tribunal pour enfant, une ordonnance pénale pour une affaire de conduite sans permis dont l'existence a été démentie par le procureur de la République  sans oublier  une condamnation pour rébellion à agent qui selon Ali Soumaré ne lui a jamais été signifiée et contre laquelle il a affirmé avoir l'intention d'interjeter appel, en tout état de cause il serait ici présumé innocent.

J'ai, dans un commentaire à
un article de Gérard Sebaoun sur son blog, dit à quel point j'accordai le bénéfice du doute à Ali Soumaré quant à cette affaire de rébellion à agent tellement ce genre d'infractions est invoqué depuis quelques années et l'instauration de la "politique du chiffre" par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'intérieur. J'ai fait l'objet de contrôles d'identité à deux reprises dans ma vie, à chaque fois avec des amis aux origines diverses et lors de ces deux contrôles (cela remonte à plusieurs années) les agents se sont comportés de façon incompatible avec le code de déontologie de la police nationale et lors d'un de ces contrôle un agent avait même menacé d'un outrage à agent ou d'une visite au poste et cela sans aucun fondement si ce n'est l'arbitraire d'hommes qui se sont cru tout permis depuis que Nicolas Sarkozy a instauré sa politique dangereuse. Cela ne veut évidemment pas dire que tous les policiers ne se comportent pas de façon digne et respectueuse des citoyens, bien au contraire, mais que des hommes qui disposent de pouvoirs importants doivent être encadrés et surveillés pour ne pas que les abus se multiplient. Je vous invite à ce propos à écouter deux émissions de "Là bas si j'y suis" consacrées aux abus de la police qui, contrairement à ce que les bonnes gens peuvent penser, concernent également des citoyens qui n'ont rien à se reprocher.

Reste désormais à savoir comment MM. Delattre et Meurant se sont procurés ces informations sur le passé judiciaire d'un citoyen et c'est la seule question qui importe. Ils ont dit en choeur avoir demandé la copie des décisions de justice auprès du greffe du tribunal de grande instance de Pontoise, une procédure tout à fait légale mais il faut encore connaître la date de la décision et j'ai du mal à croire qu'une affaire remontant à 1999 concernant une personnalité qui n'était pas publique ait pu susciter l'intérêt à l'époque de Francis Delattre déjà maire de Franconville et député du Val-d'Oise ou encore celui de Sébastien Meurant. Comment ces deux hommes ont pu obtenir la copie d'un jugement du tribunal pour enfant  rendu en 2007 (qui ne concerne pas notre Ali Soumaré mais un homonyme) alors que les audiences ne sont pas publiques ? Me Eolas
dans un article sur son blog a évoqué plusieurs pistes, celle du recel de vol ou encore celle de la violation du secret professionnel, des infractions très graves. Il est tout de même "savoureux" de noter que cette polémique a été à l'origine de potentiellement plus d'infractions à la loi qu'Ali Soumaré ne compte de condamnations : diffamations en cascade envers Ali Soumaré et Michèle Sabban, violation de la présomption d'innocence, éventuelle violation du secret professionnel ou recel. Cela fait beaucoup pour une démarche menée au nom de la "transparence" et c'est dire la valeur de l'accès de morale de MM. Delattre, Meurant et consorts.

Dans mon précédent article, je critiquais assez durement Francis Delattre pour son comportement outrancier, je peux désormais ajouter que cet homme a également un comportement ordurier et c'est à se demander comment il a pu être décoré de la Légion d'honneur tout comme sa créature, le député Bodin qui n'a pas été le dernier à se mêler à cette pantalonnade détestable et essayer de façon pitoyable d'impliquer le président du conseil général dans son communiqué relayé par les sbires locaux de Francis Delattre. J'évoque aussi le cas d'Axel Poniatowski que je croyais distingué et d'une autre stature que celle de Francis Delattre, cela est désormais moins certain et il me vient d'ailleurs à l'esprit une phrase que Napoléon avait dite à Talleyrand mais que je m'abstiendrai d'écrire ici par décence et surtout par précaution ! Je ne résiste pas  au plaisir de reprendre les termes de la tribune de la majorité municipale UMP dans le journal municipal de novembre 2009 à propos de la condamnation de l'association "PLU de béton" pour un commentaire diffamatoire envers Francis Delattre qui avait déposé de façon anonyme sur son blog :

« On ne peut impunément accuser le premier magistrat d’une ville ou l’un de ses conseillers municipaux de toucher des appartements, des dessous de table, sans apporter aucune preuve. Il s’agit tout simplement de diffamation.


Nous avons toujours travaillé avec la plus grande honnêteté pour nos concitoyens. Et ces accusations lancées à la cantonade sont inacceptables et scandaleuses !


Toute personne proférant une parole ou écrivant des propos diffamatoires sera donc assignée devant le tribunal correctionnel et il en sera ainsi à chaque fois que la probité de monsieur le maire ou de son équipe sera mise en cause. »

Si d'aventure monsieur Delattre était condamné, il devra probablement se poser la question de son maintien à sa fonction de maire de Franconville et à son avenir politique puisque selon ses critères, un délinquant n'est semble-t-il pas à même de représenter les citoyens...

Par Steven Dutartre - Publié dans : Val-d'Oise - Communauté : Les blogs franconvillois (95)
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 10:00

       Francis DelattreGeorges Frêche-copie-1

Nous voici encore au coeur de polémiques qui ne contribuent guère à l'amélioration de la chose politique pour les citoyens avec d'un côté les propos peu amènes de Georges Frêche à l'encontre Laurent Fabius et de l'autre l'attaque de Francis Delattre contre Ali Soumaré, tête de liste socialiste à la régionale 2010 d'Ile-de-France dans le Val-d'Oise. Les deux polémiques sont-elles à mettre sur le même plan ? Je ne le crois pas, non pas parce que l'un est à gauche et l'autre de droite. Non car la polémique née des propos de Georges Frêche est encore une fois un mauvais argument pour combattre le baron de Septimanie, affirmer qu'il serait judéophobe est d'une bêtise profonde et ce discours hallucinant (pas dans le bon sens du terme) prononcé en 2007 à Montpellier (voir la vidéo ci-dessous) ne peut qu'anéantir cette critique particulièrement infâmante.


Il faut évidemment combattre Georges Frêche mais avec de vrais arguments et ne pas trouver des prétextes bidons pour essayer de le saborder après avoir investi ses listes pour la régionale de Languedoc-Roussillon, je le dis d'autant plus tranquillement que dans un précédent article j'avais critiqué cette décision.

Francis Delattre, dont la finesse n'est plus à démontrer, a quant à lui bel et bien commis un dérapage
dans son discours lors du meeting de l'UMP au CSL jeudi soir. Etait-ce raciste comme se demande Gérard Sebaoun dans son dernier article ? Je crois que oui dans le sens où il semblerait que pour monsieur Delattre un noir ne puisse être qu'un joueur de football et non pas un candidat valable en tête de liste pour une élection régionale (au passage les citoyens joueurs de football professionnels sont aussi légitimes pour se présenter aux élections que les apparatchiks de tous bords). De plus, il semblerait que pour lui, être tête de liste implique le fait d'être un notable et probablement multicumulard de mandats dans l'espace et dans le temps comme il a pu en être un parfait exemple et comme l'est Axel Poniatowski qui a posé une candidature de complaisance puisqu'il n'abandonnera ni sa mairie ni son siège de député pour venir siéger au conseil régional, un casting de stars pour mettre plein les yeux des électeurs en somme. Il ne faut pas non plus oublier qu'il a écorché le nom d'Ali Soumaré en parlant de "monsieur Samaré", c'est probablement pour lui du pareil au même à moins que ce soir là il ait été aussi peu en forme que lors de ses voeux du 9 janvier dernier ? En tout état de cause, s'il  n'y a pas de racisme ethnique, il y a un bel exemple de "racisme social" mais venant d'un tel homme, affirmer être supris par une telle déclaration serait mentir.

Monsieur Delattre en général n'a aucune éthique et aucun respect pour ses adversaires, j'en veux pour preuve qu'il a souvent, dans le cadre des campagnes électorales, attaqué Gérard Sebaoun sur certains aspects de sa vie privée. Il ne se soucie également pas du protocole républicain puisque lors de ses voeux le 9 janvier dernier, il a été jusqu'à citer toute la clique de l'UMP invitée pour l'occasion (ce qui n'est pas illégitime) pour mieux oublier que le conseiller général du canton était dans la salle. Il doit y avoir un protocole particulier qui fait passer un élu des citoyens franconvillois derrière le dernier des militants de l'UMP du département... Ce sont quelques uns des arguments qui me font penser que les citoyens franconvillois méritent mieux que cet élu vulgaire qui semble avoir inspiré quelques éléments de sa majorité municipale (je précise qu'il y a des élus de la majorité pour qui j'ai un profond respect et ils ne sont évidemment pas visés par la présente critique). Quand on pense que monsieur Delattre a décidé de commencer à bientôt 64 ans, une carrière d'éventuel futur président du conseil général du Val-d'Oise...

Dans le fond, MM. Frêche et Delattre se ressemblent en ce sens qu'ils sont tous deux des potentats locaux qui ne vivent que de mandats en mandats depuis au moins 30 ans, qui entretiennent leurs clientèles politiques et qui font passer leurs intérêts électoraux avant l'intérêt général des collectivités qu'ils gèrent. Ils partagent une grossiereté commune ainsi que des manières outrancières qui ne sont plus à démontrer. Ils contribuent tous les deux à abîmer la noble cause de la politique en ayant recours au mensonge et en méprisant les électeurs, ils n'incarnent que trop bien par leurs pratiques de la politique ce cancer qui ronge depuis trop longtemps les institutions démocratiques et contre lequel, tous les démocrates et républicains sincères, doivent lutter sans relâche.


Ajout du 10 février 2010
Voici les propos exacts de Georges Frêche  « Huchon, ça c’est du solide. Moi je serais à Paris, je voterais Huchon. Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche pas catholique. Ça fait rien mais peut-être que je voterais pour lui mais j’y réfléchirais à deux fois. Notez là haut, je vous fais une puce. » Et il aurait même ajouté que finalement il voterait probablement pour lui.
Par Steven Dutartre - Publié dans : France - Communauté : Franconville (95)
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Qui suis-je ?

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Je suis conseiller municipal de Franconville élu sur la liste Franconville Citoyenne menée par Gérard Sebaoun lors de l'élection municipale de 2008.

Je suis également militant de la section du Parti socialiste de Franconville, membre du conseil de quartier des Fontaines, adhérent d'Anticor et président du Cercle citoyen.

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