Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 12:00

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Arnaud Bazin, président du conseil général et François Scellier, ancien président du conseil général de 1997 à 2008.

 

Arnaud Bazin, président du conseil général du Val-d'Oise depuis le 31 mars dernier n'a pas mis longtemps pour se dédire, après avoir promis qu'il ne toucherait pas à la fiscalité, il a annoncé une augmentation de la taxe foncière en justifiant cela par la situation financière difficile du département. La taxe foncière n'avait pas augmenté depuis 19971,2.

 

La situation financière difficile du Val-d'Oise est une réalité que personne ne nie pas même la gauche qui a eu à exercer le pouvoir au conseil général entre 2008 et cette année mais le président Bazin a également menti en affirmant que la dette qui "frôlait le milliard" avait "pratiquement doublé"3 (20 minutes) voire était "d'un milliard" avait "doublé"4 (Le Parisien).

 

Je n'ai jamais été un crack en mathématiques mais de là se tromper sur une addition aussi simple, c'est assez problématique. Selon les données de Bercy, l'encours de la dette en 2007, lorsque monsieur Bazin était dans l'équipe de monsieur Scellier, était de 648,609M€5 et s'il avait doublé, il serait logiquement de 1 297 218 000 € or ce n'est pas le cas puisqu'il est d'un milliard ou le frôle selon ses dires.

 

En fait l'UMP-VO a besoin de ce mensonge  pour justifier une hausse qui aurait du avoir lieu les années où la situation économique était plus florissante. Promettre de ne pas toucher à la fiscalité est, à moins d'avoir à gérer une collectivité riche, une bêtise dont on finit par payer les conséquences un jour. Ce jour est arrivé pour le conseil général mais cela est également valable pour la ville de Franconville où la droite le tient le même discours fallacieux sur la "gestion rigoureuse" qui n'est rien d'autrre qu'une augmentation de la dette et/ou une baisse drastique des investissements.

 

La vulgate antifiscale et néolibérale qui anime la droite est un choix délibéré6 visant à réduire les recettes pour justifier ensuite la réduction des dépenses, les plus favorisés sont doublement gagnant dans cette affaire car d'un côté les baisses d'impôts leur profitent à plein et de l'autre c'est notamment auprès d'eux que l'Etat va emprunter pour boucler son budget. Cela n'est évidemment pas possible pour les collectivités locales qui n'ont pas les mêmes marges de manoeuvre et elles se retrouvent donc dans des situation diffciles comme c'est le cas actuellement.

 

Au surplus, la droite départementale ne dit rien sur la dette de l'État envers le conseil général, probablement pour pas se priver de cet argument de mauvaise foi qu'est celui de la gestion dispendieuse de la gauche aux affaires, comme le veut l'idée reçue au même titre que celui de la gauche prétendument laxiste en matière de sécurité.

 

La gauche n'est pas non plus sans responsabilité, à avoir laissé les thèmes néolibéraux s'imposer dans les années 80, elle se retrouve aujourd'hui coincée à  ne pas pouvoir contrecarrer la démagogie fiscale de la droite. Un discours ne serait-ce que raisonnable est presque impossible à tenir en face des électeurs intoxiqués par la propagande antifiscale.

 

Il ne s'agit pas bien sûr d'étrangler les contribuables mais à des moments où la situation économique était plus favorable, il aurait peut être fallu avoir recours à la fiscalité pour avoir des marges de manoeuvre moins ténues lors des périodes difficiles comme nous en traversons actuellement.

 

Je crois que le courage n'est pas nécessairement de réduire les dépenses publiques comme l'estiment certaines personnes grassement rémunérées et qui n'auraient pas à en subir les conséquences mais plutôt de tenir un discours de vérité et assumer poltiquement ce que coûtent les services indispensables apportés par nos collectivités territoriales.

 


1. "Le plan de la droite pour reconquérir le département", Le Parisien le 05/03/2011.

2. "Arnaud Bazin annonce une augmentation de la taxe foncière", blog de Gérard Sebaoun le 14/04/2011.

3. "Revenir à une gestion rigoureuse", 20 minutes le 14/04/2011.

4. "Le conseil général va augmenter les impôts", Le Parisien le 15/04/2011.

5. Situation financière du Val-d'Oise en 2007, site du ministère des finances.

6. "L'envolée des dettes publiques résulte d'un excès de dépenses", Manifeste d'économistes atterrés.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Val-d'Oise - Communauté : Politique française
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 06:31

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En France les assemblées des collectivités locales étaient jusqu'au vote de la loi sur la réforme des collectivités territoriales pourvues selon trois modes de scrutins différents :

  • Élection des conseillers municipaux : scrutin majoritaire plurinominal à deux tours avec possibilité de panachage dans les communes de moins de 3 500 habitants et scrutin majoritaire plurinominal à deux tours avec dose de représentation proportionnelle dans les communes de plus de 3 500 habitants.
  • Élection des conseillers généraux : scrutin majoritaire uninominal à deux tours.
  • Élection des conseillers régionaux : scrutin proportionnel plurinominal à deux tours avec prime pour la liste gagnante.

Depuis le vote de la loi sur la réforme des collectivités territoriales, les élections régionales sont supprimées et les conseillers territoriaux qui siègeront à la fois au conseil général et au conseil général seront élus dans les cantons redécoupés (sauf à Paris).

 

Répartition des sièges

 

Pour l'élection municipale, la répartition des sièges est différente selon la strate démographique :

  • Dans les communes de moins de 3 500 habitants sont élus les candidats ayant obtenu le plus de suffrages (majorité absolue pour 1er tour représentant au moins un quart des inscrits et majorité relative au 2e tour)1.
  • Dans les communes de plus de 3 500 habitants, comme à  Franconville, la liste ayant obtenu la majorité absolue des suffrages au 1er tour obtient la moitié des sièges arrondie à l'entier supérieur si plus de 4 sièges à pourvoir ou à l'entier inférieur si moins de 4 sièges à pourvoir) et le restant des sièges est réparti proportionnellement selon la méthode de la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés. En cas d'absence de majorité absolue, toutes les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages sont admises à concourir  au 2e tour et la liste ayant obtenu le plus de suffrages obtient la moitié des sièges arrondie selon le nombre de sièges à pourvoir, les autres sièges étant répartis proportionnellement selon la méthode de la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés2.

Pour l'élection cantonale (mode de scrutin qui sera celui de l'élection des conseillers territoriaux3), le candidat ayant obtenu la majorité absolue des suffrages représentant au moins 25% des inscrits est élu au 1er tour, si aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue des suffrages représentant 25% des inscrits, un 2e tour est organisé entre tous les candidats ayant obtenu un nombre de suffrages représentant au moins 12,5% des inscrits. Au 2e tour, le candidat ayant obtenu le plus de suffrages est élu4.

 

Pour l'élection régionale, la liste (comprenant toutes les sections départementales) ayant obtenu la majorité absolue des suffrages au 1er tour obtenait un quart des sièges à pourvoir arrondi à l'entier supérieur et les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages se répartissaient les sièges restants proportionnellement selon la méthode de la plus forte moyenne. Si aucune liste n'obtenait la majorité absolue des suffrages, un 2e tour était organisé entre toutes les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages et la liste qui avait reçu le plus de suffrages obtenait un quart des sièges arrondi à l'entier supérieur et toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages se répartissaient les sièges restant5.

 

Une proposition unique pour les trois scrutins

 

Le Parti socialiste ayant promis d'abroger cette loi sur la réforme des collectivités territoriales s'il revenait au pouvoir lors des élections de 2012,  le scrutin régional sera rétabli. Je pense qu'il est possible d'imaginer un mode de scrutin à un tour alternant représentation proportionnelle intégrale et représentation majoritaire avec dose de proportionnelle pour toutes les collectivités locales,cela conduirait à ce que les conseillers généraux soient élus au scrutin de liste.

 

Pour l'élection des conseillers municipaux dans les communes de plus de 3 500 habitants, en cas de majorité absolue la représentation proportionnelle selon la méthode de la plus forte moyenne s'appliquerait intégralement et cas de majorité relative, la liste ayant obtenu la majorité des suffrages obtiendrait la moitié des sièges arrondie à l'entier inférieur plus un siège et les sièges restants seraient répartis à la proportionnelle intégrale entre les autres listes.

 

Pour l'élection des conseillers municipaux de Paris, Lyon et Marseille, celle des conseillers généraux ainsi que pour celle des conseillers régionaux, ce système s'appliquerait pour chaque section existante ou créée : arrondissement (de commune), secteur, arrondissement (de département) ou département.

 

Exemples

 

Répartition des sièges du conseil municipal de Franconvil

Répartition des sièges au conseil municipal de Franconville sur la base des résultats de l'élection municipale de 2008 avec le mode de scrutin en vigueur.

 

Par exemple, à Franconville lors de la dernière élection municipale en mars 2008, les trois listes en présence ont obtenu dès le 1er tour : 31 sièges (79,49% des sièges pour 54,58% des suffrages) pour la liste d'union de la droite, 7 sièges (17,95% des sièges pour 36,08% des suffrages) pour la liste d'union de la gauche et 1 siège (2,56% des sièges pour 9,34% des suffrages)  pour la liste centriste6. Ce système déforme de manière importante le vote des électeurs.

 

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Répartition des sièges au conseil municipal de Franconville sur la base des résultats de l'élection municipale de 2008 avec le mode de scrutin proposé.

 

Dans le système proposé, puisqu'il y a eu une majorité absolue lors de ce scrutin, la répartition aurait été la suivante : 22 sièges (56,41% des sièges pour 54,58% des suffrages) pour la liste d'union de la droite, 14 sièges (35,89% des sièges pour 36,08% des suffrages) pour la liste d'union de la gauche et 3 sièges (7,69% des sièges pour 9,34% des suffrages) pour la liste centriste.

 

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Répartition des sièges au conseil municipal de Franconville sur la base des résultats de l'élection municipale de 2001 avec le mode de scrutin en vigueur.

 

Pour prendre un exemple avec une majorité relative, lors de l'élection municipale de 2001 à Franconville, les trois listes en présence au 2e tour ont obtenu : 30 sièges (76,92% des sièges pour 48,27% des suffrages) pour la liste d'union de la droite, 8 sièges (20,51% des sièges pour 42,50% des suffrages) pour la liste d'union de la gauche et 1 siège (2,57% des sièges pour 9,23% des suffrages) pour liste écologiste de droite7.

 

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Répartition des sièges au conseil municipal de Franconville sur la base des résultats de l'élection municipale de 2001 avec le mode de scrutin proposé.

 

Avec le système proposé, puisqu'il y a eu une majorité relative lors de ce scrutin, la répartition aurait été la suivante : 20 sièges (51,28% des sièges pour 48,27% des suffrages) pour la liste d'union de la droite, 16 sièges (41,03% des sièges pour 42,50% des suffrages) pour la liste d'union de la gauche et 3 sièges (7,69% des sièges pour 9,23% des suffrages) pour la liste écologiste de droite.

 

Conclusion

 

Ce système souple permettrait soit une représentation fidèle du vote des électeurs soit une représentation moins déformée permettant néanmoins de dégager des majorités même en l'absence de majorité absolue.

 


1. Articles L252, L253, L254, L255 et L255-1 du Code électoral.

2. Articles L260, L261 et L262 du Code électoral.

3. "Qu'est-ce qu'un conseiller territorial ?", site du ministère de l'intérieur.

4. Article L193 du Code électoral.

5. Articles L338 et L338-1 du Code électoral.

6. Résultat de l'élection municipale de 2008 à Franconville.

7. Résultat de l'élection municipale de 2001 à Franconville.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Élections - Communauté : Politique française
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 08:00

Carte des cantons du Val-d'Oise

Lors du 2e tour des élections cantonales dimanche dernier, la gauche a rassemblé 50,13 % des suffrages contre 40,93% pour l’UMP-UVO et 8,93% pour le Front national(1) mais a malgré tout été renvoyée dans l'opposition. Comment un système qui se prétend démocratique peut-il permettre que le camp ayant obtenu la majorité absolue ne remporte pas le scrutin ? À cela deux raisons, tout d'abord des cantons avec des disparités démographiques criantes qui sont une atteinte à l'égalité entre les citoyens, ensuite le scrutin majoritaire qui annule la représentation des citoyens s'étant exprimé pour un candidat battu. 

 

Voici la population légale des cantons du Val-d'Oise en 2008(2) :

  1. Argenteuil Est : 37 934.
  2. Argenteuil Nord : 28 600.
  3. Argenteuil Ouest : 38 309.
  4. Beauchamp : 24 575.
  5. Beaumont-sur-Oise : 33 000.
  6. Bezons : 28 330.
  7. Cergy-Nord : 59 958 (le plus peuplé).
  8. Cergy-Sud : 32 274.
  9. Cormeilles-en-Parisis : 41 776.
  10. Domont : 23 616.
  11. Eaubonne : 24 088.
  12. Écouen : 32 918.
  13. Enghien-les-Bains : 48 526.
  14. Ermont : 27 973.
  15. Franconville : 33 459.
  16. Garges-lès-Gonesse Est :22 544.
  17. Garges-lès-Gonesse Ouest : 18 088.
  18. Gonesse : 37 110.
  19. Goussainville : 39 872.
  20. L'Hautil : 47 122.
  21. Herblay : 31 058.
  22. L'Isle-Adam : 27 045.
  23. Luzarches : 36 578.
  24. Magny-en-Vexin : 16 853.
  25. Marines : 12 344.
  26. Montmorency : 30 219.
  27. Pontoise : 30 982.
  28. Saint-Gratien : 20 468.
  29. Saint-Leu-la-Forêt : 25 063.
  30. Saint-Ouen-l'Aumône : 33 027.
  31. Sannois : 26 482.
  32. Sarcelles Est : 29 752.
  33. Sarcelles Ouest : 30 077.
  34. Soisy-sous-Montmorency : 23 119.
  35. Taverny : 37 366.
  36. Vallée du Sausseron : 17 815.
  37. Viarmes : 21 238.
  38. Vigny : 11 119 (le moins peuplé).
  39. Villiers-le-Bel : 40 645. 

Quelle solution ? Un scrutin de liste paritaire comme cela est prévu pour les communes et les conseils régionaux, un scrutin de liste qui à défaut d'être réellement démocratique comme le scrutin proportionnel, ne permettrait pas qu'une formation ayant obtenu 10% de moins que celle ayant obtenu la majorité absolue des sufrrages puisse remporter le scrutin, ce scrutin de liste avait été proposé par la commission Balladur  en 2009(3).

 

Que l'on ne se trompe pas, la question de la représentativité n'est pas une question secondaire La balle est dans le camp de nos brillants législateurs qui je n'en doute pas un seul instant, seront secoués par l'anomalie démocratique de ces dernières élections...



1. "Conseil général : la gauche majoritaire en voix, la siège majoritaire en sièges !" sur le site de la fédération PS du Val-d'Oise.

2. Populations légales 2008 des cantons du Val-d'Oise, sur le site de l'INSEE.

3. Proposition n°3 du comité pour la réforme des collectivités territoriales.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Val-d'Oise - Communauté : Politique française
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 14:54

Drapeau-dechire.jpg

 

Hier j'étais assesseur dans un bureau de vote de Franconville où 72,47 % d'électeurs ne sont pas venus voter, l'abstention a été forte dans toute la ville en général et cela se vérifie presque à chaque fois lors des élections locales (2004 semble être une exception mais il y avait également des élections régionales). Évidemment à chaque scrutin l'on ressort la complainte contre l'abstention pour évidemment de rien régler ensuite. Qui est responsable de cette situation ? En grande partie des élus déconnectés de la réalité et cela de tous bords, des élus qui ne vivent que de mandats, qui voguent de palais en palais, de siège en siège sans ne plus jamais toucher terre. Ils ne sont pas forcément mauvais ces élus mais protégés des aléas des citoyens ordinaires, ils n'en comprennent plus grand chose et finissent même pas les maudir de ne plus daigner se déplacer. Les élus locaux sont bien impuissants à lutter contre ce désespoir du peuple, il s'agit d'une mission de la République et des représentants nationaux encore faut-il que ceux-ci cessent de se voiler la face.

 

J'ai été déçu par le résultat du 2e tour de l'élection cantonale de Franconville, déçu car c'est quelque part un homme de qualité qui paie les pots cassés d'un système vérolé où le citoyen ne veut plus accorder sa confiance en des élus locaux. Je connais Gérard Sebaoun depuis 2004, je suis arrivé au moment de sa campagne pour l'élection cantonale de cette année là et il avait été élu. De ma courte vie militante, il a été rare de rencontrer des responsables politiques de cette trempe et avec autant d'éthique. Cette fois ci il a été battu, quelle injustice car il a mené un travail important lors de la courte mandature de la gauche entre 2008 et aujourd'hui, des mesures de justice sociale comme le quotient familial dans les cantines des collèges, un système permettant de maîtriser la dépense publique concernant les aides aux communes notamment... Ce ne sont pas nécessairement des choses bien visibles et qui concernent tout le monde mais qu'est-ce qu'être citoyen sinon ne pas regarder seulement ce qui nous a concerné pour mieux constater que cela a profité à la société dans son ensemble. L'individualisme je le crois, fait difficilement bon ménage avec la citoyenneté. Je regrette donc qu'un élu intègre, travailleur et digne ait été battu hier soir.

 

Déçu encore car l'adversaire n'était clairement pas à la hauteur sur le plan politique, je précise politique car sur le plan personnel, elle est une personne affable et cordiale mais cela ne fait pas une orientation politique et cela ne l'empêche pas par ailleurs de mener une politique faiblement sociale à la mairie de Franconville et de cautionner tout les abus et grossieretés de son mentor, Francis Delattre. L'on verra ce qu'elle fera une fois au conseil général et comment elle arrivera à être à la fois sur le terrain tout en étant une femme de dossiers...  Comment  elle arrivera à placer "Franconville au coeur de l'action pour le Val-d'Oise" sachant qu'elle aura 20 collègues qui voudront faire la même chose pour leur canton et qu'elle sera loin d'être l'élu qui pèsera le plus politiquement. D'ailleurs il est tout de même navrant de reprocher à un conseiller général d'avoir beaucoup travaillé pour le département car contrairement à l'usage dévoyé qui est fait du mandat et qu'elle semble accréditer, un conseiller général n'est pas un représentant d'une commune envoyé au département mais bien au service de tout les citoyens du département. Cela dépasse de toutes façons le stricte cadre franconvillois mais le renouveau des pratiques et des institutions est une chose indispensable.

 

Au delà du canton de Franconville, on notera qu'avec 50,13 % des suffrages au niveau du département la gauche est malgré tout renvoyée dans l'opposition au conseil général, quoi de plus étrange que les représentants de la majorité des citoyens pèsent moins que ceux de la minorité ? Surprenante démocratie, n'est-ce pas ?

Par Steven Dutartre - Publié dans : Val-d'Oise - Communauté : Politique française
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 18:44

Twitter est un microcosme composé de gens venant d'horizon divers et ces derniers temps, quelques polémiques souvent ridicules ont éclaté dans ce réseau social du moins, pour ceux qui alimentent et/ou suivent l'actualité politique.

 

Ce réseau social est un terrain de "guerre" pour les militants politiques de tous bords même si de mon point de vue la droite a une stratégie bien plus offensive en la matière au point s'abîmer dans la bêtise la plus totale parfois et cela simplement pour avoir le dernier mot.

 

J'aime échanger sur Twitter avec des gens de tous bords politiques mais comment débattre avec des gens de l'UMP ou de l'UNI qui affirment qu'Hitler et Mussolini étaient des gens de gauche ou encore que François Mitterrand était allié d'Hitler pendant la seconde guerre mondiale ?

 

La droite gagnerait à éviter de tels débordements avant de se montrer accusatrice et de demander des démissions de la manière la plus invraisemblable après des polémiques montées de toutes pièces pour tenter de faire un contre-feu à ses turpitudes actuelles à la tête de l'État.

 

Mais il faut surtout relativiser l'importance de tout ce barnum car s'il agite une partie des utilisateurs de Twitter, il est surtout ignoré par une écrasante majorité de nos concitoyens qui quelque part sont bien chanceux d'être épargnés par une telle médiocrité.

Par Steven Dutartre - Publié dans : Réseaux sociaux - Communauté : Politique française
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Qui suis-je ?

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Je suis conseiller municipal de Franconville élu sur la liste Franconville Citoyenne menée par Gérard Sebaoun lors de l'élection municipale de 2008.

Je suis également militant de la section du Parti socialiste de Franconville, membre du conseil de quartier des Fontaines, adhérent d'Anticor et président du Cercle citoyen.

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